jeudi 3 avril 2025

Convoi exceptionnel (2019), de Bertrand Blier

 

« Quand une femme disparait dans la nuit, y’a toujours une musique » - « Triste, la musique... »

C’est l’histoire d’Astérix et Obélix qui débarquent au 21ème siècle après avoir bu la « potion magix » des Visiteurs… Euh, non, j’m’égare… Reprenons. C’est l’histoire de Foster, un grand bourgeois et de Taupin, un SDF, qui se rencontrent à Bruxelles. Ils s’aperçoivent que leurs faits et gestes sont dictés par un scénario dont ils reçoivent les pages au fur et à mesure de leur parcours, au cours duquel ils vont faire des rencontres et devoir se remettre en question sur leur vie.

Y’a qui dedans ? Blier est plutôt du genre fidèle : Depardieu et sa compagne Farida Rahouadj sont à nouveau de la partie et Audrey Dana était aussi à l’affiche du Bruit des glaçons. Clavier, Sylvie Testud et Alexandra Lamy, c’est par contre la première fois qu’il les dirige.

Et c’est bien ? Mieux que Le bruit des glaçons mais moins bien que Les côtelettes, si on se réfère à la filmo du cinéaste sur le nouveau millénaire. Comme souvent chez lui, on passe du coq à l’âne, les personnages semblent évoluer telles des « boules de flipper » (qui roulent, qui roulent…) dans un univers absurde qui leur échappe. Testud (qui, après des débuts prometteurs plutôt dans le cinéma d’auteur, s’est largement « mainstreamisée » au fil du temps) fait une brève apparition et semble tomber comme un cheveu sur la soupe. De même qu’Alexandra Lamy (encore une fausse actrice venue de la télé), qui vient égrener devant un Clavier impassible, assis comme un con, la liste de ses amants, concluant par un grotesque « Qu’est-ce que j’ai pris dans l’cul ! » (t’as pas honte, Bertrand ?). Blier finit donc là-dessus, c’est un peu triste mais le « feu sacré » était déjà parti depuis longtemps (depuis Merci la vie ou Un, deux, trois, soleil, au choix). Le repas final entre Clavier et Depardieu renvoie inévitablement à celui de Calmos avec Marielle et Rochefort. La boucle est donc bouclée.

Caddie : oui

Recette du poulet : oui

Femme à poil : non

mardi 1 avril 2025

L.A. Confidential (1997), de Curtis Hanson

 

C’est l’histoire de trois flics du Los Angeles Police Department (LAPD) des années 50, aux profils radicalement différents : le « droit dans ses bottes » scrupuleux, la brute épaisse et le dandy cynique. Malgré leurs inimitiés, ils vont être amenés à devoir coopérer sur une affaire criminelle aux multiples ramifications (flics « ripoux », massacre, trafics en tous genres…).

C’est avec qui ? Guy Pearce, Russell Crowe et Kevin Spacey (j’adore ce mec), alors en pleine « hype » post – Seven / Usual Suspects dans le rôle des flics et Kim Basinger en pute de luxe pour la touche féminine. Plus Danny DeVito en journaliste.

Et c’est comment ? Nous sommes en présence d’un pur produit hollywoodien parfaitement manufacturé par la Warner : adaptation d’un roman de James Ellroy, reconstitution au cordeau du L.A des années 50, gros casting. Par contre, l’intrigue, faut suivre et bien avoir noté les noms de tous les protagonistes (pour tout dire, j’ai rien capté)... De toutes façons, les « gentils » gagnent toujours à la fin, hein. Et bien sûr : à leur contact, le flic bourrin s’assagit et le « bon élève » finit par adopter des méthodes qu’il réprouvait initialement (pragmatisme, quand tu nous tiens…). Kim Basinger ne sert pas à grand-chose mais ça lui fait un Oscar du meilleur second rôle féminin quand même.

Pot-de-vin : oui

Course-poursuite : non

Femme à poil : putain, j’ai déjà oublié… Il ne me semble pas ou alors une poitrine, furtivement, dans un bordel ?