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Dikkenek (2006), d’Olivier Van Hoofstadt

 

« T’entends ? Michael Jackson ! Ca c’est… ben, c’est le seul Blanc qu’arrive à faire de la musique comme les Blacks, c’est pas compliqué… (…) Pour moi, hein, en deux mots : au-dessus d’lui y’a personne, en dessous y’a personne. »

« On va encore écouter de la musique de supermarché, là, remixée par des grosses tapettes… »

Réalisation : Olivier Van Hoofstadt

Scénario : Olivier Legrain et Olivier Van Hoofstadt

Pays : Belgique, France

Année : 2006

Genre : comédie

Avec : Jean-Luc Couchard, Dominique Pinon, François Damiens, Jérémie Renier, Marion Cotillard, Mélanie Laurent, Catherine Jacob, Florence Foresti.

Synopsis : Les (més)aventures croisées, à Bruxelles et en Belgique flamande, de personnages tous plus déjantés et « hauts en couleur » les uns que les autres : un petit truand et son pote d’enfance, looser à la recherche du grand amour ; une étudiante oisive et son amie, prof hystérique ; le directeur des Abattoirs d'Anderlecht et photographe de charme à ses heures perdues ; un parvenu souffre-douleur, adepte de grosses cylindrées ; une commissaire de police lesbienne et raciste.

Pourquoi ? Pour l’incroyable galerie de personnages complètement loufoques, aux premiers rangs desquels les deux « dikkenek » (« grande gueule » en flamand) Jean-Luc Couchard et SURTOUT François Damiens, véritablement énorme. Seul celui incarné par la surcotée Marion Cotillard, un an avant sa starification pour son rôle d’Edith Piaf dans La môme (et ses trois tonnes de maquillage), est un peu en retrait ; pour la ribambelle de situations et surtout de « punchlines » cultes et parfois « politiquement incorrectes » (occupant quasiment tout le film, en fait). Comme quoi, Besson ne produit pas que des conneries… Enfin si, mais celle-ci est « excessivement drôle, une fois »… 

La Môme (2007), d’Olivier Dahan

 

« Madame Piaf, vous jouez avec votre vie. » - « Et alors ? Il faut bien jouer avec quelque chose. »

C’est l’histoire de l’une des plus grandes icones françaises du 20ème siècle, un petit bout de femme avec une voix à vous faire dresser les poils, interprète d’une palanquée de « tubes » (on n’appelait pas ça comme ça, à l’époque). La première « pop star » française de l’histoire ?

C’est l’histoire d’une actrice plutôt quelconque et un peu « nunuche », trois tonnes de maquillage sur la gueule, propulsée au rang de star mondiale pour son interprétation, multi-récompensée notamment par un Oscar. C’est que les Ricains adorent ça, l’image d’Epinal du vieux Paris…

C’est l’histoire d’un film qui lança la mode des « biopics » (films biographiques) en France. Depuis, beaucoup y sont passés (Coluche, Serge Gainsbourg, Claude François, Dalida…). Et l’un des premiers à faire un ramdam médiatique pas possible, pour être certain que tout le monde paye sa place. TF1 (qui co-produit) a dit d’aller le voir alors pas question de désobéir… Bienvenue chez les Ch’tis, Intouchables (« tellement intouchable que j’ai pas voulu y toucher »… Une fois n’est pas coutume, permettez-moi de citer ici le par ailleurs fort peu recommandable Alain Soral) et The artist suivront dans cette voie.

C’est l’histoire de notre « Gégé » national qu’a encore réussi à se caser dans une superproduction internationale (France – Grande-Bretagne – République tchèque), même l’espace d’une dizaine de minutes.

Et elle meurt, à la fin ? Il ne vous aura pas échappé que oui, personne n’étant immortel… Et jeune, en plus, à 47 balais, alors qu’elle en paraissait vingt de plus.

Dope : oui

Femme à poil : non (ou peut-être au bordel, à voir)

Up 👍:

l’aspect « déconstruit » du film (flashbacks, ellipses) en a gêné certains mais j’ai trouvé ça plus original qu’un récit linéaire

le plan-séquence de l’annonce de la mort de Cerdan, pas mal

la bande originale, évidemment mais je ne suis pas objectif, j’adore Piaf

des séquences « tire-larmes » (la séparation de Piaf enfant et la prostituée « Titine », jouée par Emmanuelle Seigner ; l’interview sur la plage) et quelques « punchlines » (« Vous êtes une grande artiste » - « C’est parce que j’ai mis les talons ») efficaces

Down 👎:

des scènes qu’on croirait tirées des Misérables et d’autres involontairement drôles (le final où Cotillard ressemble presque davantage à Bozzo le clown ou à Robert Smith des Cure qu’à Piaf)

oui, Piaf était une junkie pochtronne parfois imbuvable (ah ah) mais cet aspect est un peu trop appuyé et les moments dramatiques de son existence surreprésentés