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Officier et gentleman (1982), de Taylor Hackford


« La meilleure suceuse des 52 États... Qu’est-ce que je peux faire ? »

C’est l’histoire de Zack Mayo (Richard Gere), fils d'un sous-officier de marine alcoolique et amateur de prostituées (Robert Loggia), qui s’engage dans l'armée pour devenir aviateur. A son arrivée, le Sergent instructeur Foley (Louis Gossett Jr.) le met en garde, ainsi que les autres recrues, contre les femmes du coin qui ne manqueront pas de se faire mettre enceinte afin qu’ils les épousent. Zack tombe amoureux de l’une d’elles, Paula (Debra Winger).

Creusons (au sens figuré…) cette Debra Winger dont j’ignorais l’existence jusqu’au visionnage de Tendres passions, qui lui valut l’une de ses trois nominations aux Oscars (toutes infructueuses), avant de « disparaître des radars » pendant quelques années (1995-2001), ce qui inspira à Rosanna Arquette son documentaire À la recherche de Debra Winger (2002), traitant de la difficulté pour les actrices de trouver des rôles passé un certain âge (le revers de la médaille de la beauté, qui ne dure qu’un temps). Son rôle dans Officier et gentleman fut l’objet d’une autre de ses nominations. Quant au bellâtre Gere, après avoir fait la pute dans American Gigolo (1980) et avant de s’en payer une dans Pretty Woman (1990), il se raffermit pour passer avec succès ces épreuves militaires. Bilan :

Achat 1 euro sur Vinted : oui

Exaltation du sentiment patriotique, de l’effort, de la discipline, de la soumission à la hiérarchie, de l’amour hétérosexuel et de Dieu : oui (on est aux States et à l’armée…)

Homophobie latente : oui mais c’est le milieu (et l’époque) qui voulait ça…

Scène de cul : oui (cul et seins de Debra, quelques secondes)

Traumas familiaux : oui

Sergent instructeur « dur sur l’homme » mais-je-n’en-suis-pas-moins-homme-avec-un-petit-cœur-qui-bat : oui

Femme vénale, calculatrice et injuste : oui

Femme sensible sincèrement amoureuse : oui, aussi

Mec naïf qui se fait promener par la connasse citée plus haut : oui

Mec méfiant qui ne veut pas se faire promener par une connasse mais qui se rend compte que finalement, c’est pas une connasse (la sincère citée plus haut) : oui, aussi (bref, les meufs gagnent dans tous les cas de figure…)

Stimulateurs lacrymaux : oui (un drame et un « happy end »)

Revente sur Rakuten : oui, ça vient de partir pour 1,50 €

Jade (1995), de William Friedkin

 

Certains fantasmes vont trop loin

C’est l’histoire d’un film, on dirait un téléfilm, bien que réalisé par un grand cinéaste (L’exorciste, French Connection). Sans doute un arriéré d’impôts à payer… D’ailleurs, on ne peut pas dire que le trio d’acteurs principaux (Caruso / Fiorentino / Palminteri) ait eu une carrière des plus fracassantes.

C’est l’histoire d’un film qui surfe sur la mode du « thriller érotique » alors en vogue, lancée par Basic Instinct (1992) et poursuivie par Sliver (1993). D’ailleurs, il a le même scénariste que ces deux-là (Joe Eszterhas).

C’est l’histoire d’un millionnaire collectionneur d’art sauvagement assassiné. Celui-ci possédait des photos compromettantes d’un gouverneur en compagnie d’une prostituée (bâillements…). Un assistant du procureur (David Caruso) mène l’enquête, qui va le mener jusqu’à son ancienne petite amie (Linda Fiorentino), désormais maquée avec son meilleur pote, un brillant avocat (Chazz Palminteri).

Hache : oui

Chinatown : oui

Femme et homme à poil : oui, évidemment (Linda Fiorentino et un type)

Up 👍: une longue et spectaculaire course poursuite en voiture ; le « twist » final, à la rigueur

Down 👎: une scène de cul risible avec Fiorentino tout habillée et cagoulée ; un thriller calibré et sans enjeu, comme Hollywood sait en produire à la chaine