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Une vie difficile (1961), de Dino Risi

 

« J’aime la politique car quoi qu’en pense ta hyène de mère, la politique est partout dans la vie. »

C’est l’histoire Silvio Magnozzi (Alberto Sordi), membre des Partisans, combattant avec la Résistance italienne contre les forces nazies et fascistes lors de la seconde guerre mondiale. Il se fait surprendre dans un hôtel près du lac de Côme par un soldat allemand. Alors que celui-ci allait l’abattre, il est sauvé in extrémis par Elena (Lea Massari), la fille du propriétaire de l'hôtel, qui tue le soldat à l’aide d’un fer à repasser. Elle fournit à Silvio une cachette sûre, le moulin qui appartenait à ses grands-parents décédés.

On (« est un con » mais en l’occurrence, c’est moi, donc comprendre « je »…) ressent une petite forme de jubilation après avoir vu un bon film, comme lorsqu’on découvre quelque chose de rare et d’agréable. Surtout après plusieurs essais infructueux. Comme quoi, quand le sujet me parle, que l’interprétation est au rendez-vous et que le récit va droit à l’essentiel, sans se perdre en longueurs ou scènes inutiles, ça roule tout seul. Une vie difficile se révèle illico comme mon Dino Risi préféré à cette étape de mon parcours dans sa filmographie, Parfum de femme et Le fanfaron m’ayant déçu. Il retrace environ quinze ans de la vie d’un homme pétri d’idéaux progressistes, interprété par l’excellentissime et protéiforme Alberto Sordi (peut-être le meilleur de ces acteurs du cinéma italien de cette époque), tiraillé entre ses responsabilités de mari et de père de famille et le respect de ses convictions politiques. Sa compagne n’est autre que Lea Massari, encore une belle « plante », elle aussi convaincante dans divers registres, de l’épouse éplorée à la « chipie » hautaine. Le film a de nombreux points communs avec d’autres de cet « âge d’or » du cinéma italien (fin des années 50 – milieu des années 70, en gros) : fort ancrage dans le (riche) contexte historique et social italien (fin de la seconde guerre mondiale, référendum sur la Monarchie, « boom » économique des années 60, plus tard les « années de plomb »…), regard désenchanté sur la société, difficulté de mettre ses idéaux en accord avec la réalité de la vie quotidienne, critique acerbe du triumvirat (souvent lié) politicien corrompu – grand industriel qui l’est tout autant – clergé. À ce titre, l’homme d’affaires à la tête d’un empire qui tente en vain de soudoyer Sordi, journaliste communiste, n’est rien de moins que le portrait craché de Berlusconi avec vingt ans d’avance. Mais le film n’a rien de « militant », Risi, comme d’autres compatriotes réalisateurs, étant réticent à cette démarche. C’est donc en état d’ivresse, pour les faire passer avec plus de légèreté, que Sordi exposera ses vérités (que je fais miennes), allant jusqu’à faire exploser sa frustration en crachant sur les limousines qui passent (superbe scène sur la promenade de Ronchi, à Marina di Massa, bien qu’elle soit censée se dérouler à Viareggio). Une vie difficile repose sur le schéma classique de la femme recherchant la sécurité matérielle (sans toutefois être vénale) auprès d’un époux « solide et responsable » et d’un homme plus fantasque, attaché à ses rêves et ses idées, se rabaissant en « mendiant » l’amour de sa femme (tel Jacques Brel dans son Ne me quitte pas). Là comme dans d’autres domaines (productivisme effréné, esprit moutonnier, soumission à l’autorité mais paradoxalement grande indiscipline personnelle…), les choses n’ont pas beaucoup changé. Désespérants, les gens ! De vrais hamsters dans leur roue (ils doivent penser comme le cycliste, qu’ils vont tomber s’ils s’arrêtent de pédaler…). En particulier en Italie (y'a qu'à voir leurs dirigeants actuels...), comme le déplorait en 2010 Mario Monicelli, quelques mois avant son suicide (cancer de la prostate en phase terminale) : « Ce qu'il n'y a jamais eu en Italie, c'est un grand coup de pied dans la fourmilière, une belle révolution, ce qui ne s'est jamais produit en Italie… Il y en a eu en Angleterre, il y en a eu en France, il y en a eu en Russie, il y en a eu en Allemagne. Partout sauf en Italie. Donc il faut quelque chose pour vraiment racheter ce peuple qui a toujours été soumis, qui a été esclave pendant 300 ans ». Bon, ceci dit, ces révolutions n’ont pas changé grand-chose à l’arrivée, on en est tous plus ou moins au même point. En attendant, délectez-vous donc de ce très bon film (en V.O only) où humour, tendresse et satire se conjuguent à merveille.    

Parfum de femme (1974), de Dino Risi

 

« Je vous lis la politique ? » - « Qu’est-ce que tu veux que j’en fasse, de la politique ? Elle me garantit le grand chamboulement ? Non ? Alors… »

Là où il y a Gênes, il n’y a pas d’plaisir ?

C’est l’histoire de Fausto Consolo (Vittorio Gassman), militaire en retraite devenu aveugle et amputé d’une main suite à une explosion. Souhaitant se rendre à Naples pour y retrouver son ami Vincenzo, lui aussi aveugle, il se fait accompagner par Giovanni Bertazzi dit « Ciccio » (Alessandro Momo), jeune soldat. Ils feront des haltes à Gênes et Rome.

Nos amis ritals ne sont pas tant que ça les joyeux drilles espérés… Pour le moment, on ne peut pas dire que leurs films m’ont fait rire aux éclats… Nonobstant (ça va, j’ai perdu personne avec ce mot que plus personne n’emploie ?) le fait que, étant donné mon caractère, les larmes me viennent plus facilement que l’activation de mes zygomatiques. Que ce soit dans Le fanfaron, Au nom du peuple italien (tous deux de Risi) ou Affreux, sales et méchants de Scola, les gags ou les situations comiques ne sont pas légions. Les deux volets des Monstres sont inégaux et Le pigeon (Monicelli) n’est sauvé in extremis que par son incroyable chute. On est davantage dans la satire, le caustique voire le cynique que dans le potache (à part certains sketches des Nouveaux monstres). Ici, c’est carrément une comédie dramatique. L’histoire d’un ancien capitaine que son handicap visuel a plongé dans une profonde amertume. Pour contrebalancer la perte de sa vue, il a développé l’acuité de son odorat, qui lui permet de reconnaitre les femmes à leur odeur. Un rôle digne de l’Actors Studio qui garantit presque à coup sûr une récompense au comédien qui s’y colle. Ainsi, Gassman raflera le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes en 1975 et Al Pacino l’Oscar du meilleur acteur pour sa performance dans le remake U.S de 1992 (Le temps d’un week-end). En contrepoint du jeu exalté de Gassman, le tout jeune (17 printemps) Alessandro Momo, qui décèdera quelques semaines après le tournage dans un accident de moto, joue la carte de la sobriété dans le rôle d’un soldat sérieux et réservé. Notre duo improbable s’arrêtera à Gênes, où Gassman se paiera une prostituée (mais pas celle qu’il avait « commandé » à Momo) et à Rome, où il retrouvera son cousin prêtre. Si le rire n’est franchement pas au rendez-vous, l’émotion ne m’a hélas pas davantage atteint lors de la partie napolitaine, où Gassman repousse obstinément les attentions que lui porte la jeune Sara (Agostina Belli), amoureuse de lui depuis plusieurs années. Un film « à acteurs », à « one man show », quelques beaux paysages et c’est à peu près tout…     


Le topo d'Eric Toledano :

Au nom du peuple italien (1971), de Dino Risi

 

« Aucune pitié ni remord dans ton regard. Pitié et pouvoir sont incompatibles. Jolie formule, je la r’placerai. »

« Nous sommes malheureusement indispensables à la société. » - « Actuelle. »

C’est l’histoire de Mariano Bonifazi (Ugo Tognazzi), petit juge italien sans illusion sur la nature humaine mais obstiné, qui enquête sur la mort suspecte d’une jeune call-girl. Des indices le mettent sur la piste de Lorenzo Santenocito (Vittorio Gassman), riche industriel sans scrupule, typiquement le genre de personnages qu’il déteste. Mais est-il vraiment le coupable ?

La Droite, au moins dans sa version la plus autoritaire, s’attaque TOUJOURS à l’Education, la Justice, la Culture et aux syndicats de salariés. C’est même à ça qu’on la reconnait. Elle ne devrait donc pas s’étonner qu’ils le lui rendent bien. Secteurs considérés comme « improductifs » et « coûteux » (el famoso « c'est avec nos impôts ! »), donc foncièrement incompatibles avec son obsession de la rentabilité, milieux « politisés » (comprendre par là : « pas de son bord », sinon ça ne la dérangerait pas…), peuplés de « privilégiés déconnectés de la réalité » empêcheurs de s’enrichir (et polluer, précariser…) en rond, censés comploter contre le bon-petit-peuple-qui-travaille-dur-sans-rien-dire et propager des idées « subversives » dangereuses pour la société (l’ordre établi). A ce sujet, lire les propos hallucinants de Sébastien Chenu, notre potentiel prochain ministre de la Culture (que le bon Dieu, s’il existe, nous en préserve) : « Aimez-vous la Culture ? » - « Ça dépend laquelle » (sic) ; « Ce n’est pas à l’Etat de dire ce qui est beau et ce qui est laid » (inversion accusatoire typique, lui qui laisse clairement entendre que rap et techno ne seraient pas à la fête s’il arrivait aux responsabilités) ; « La vocation de l’audiovisuel public, c’est d’être privatisé » (TF1 fût en effet un magnifique exemple du très haut niveau culturel promu par une chaine privée…) and, last but not least, « Un bon film, c’est un film qui fait des millions d’entrées » (re-sic), exposant ses goûts en la matière, certes respectables mais sentant un peu le renfermé (Le Comte de Monte-Cristo, La môme, ce genre…).

Gauche Vs. Droite, Justice Vs. Economie, Dino Risi nous refait donc le match à travers la confrontation de ces deux personnages que tout oppose. Des rôles « cousus main » pour ces deux géants du cinéma italien (du cinéma tout court) que furent Ugo Tognazzi et le protéiforme Vittorio Gassman. Ce dernier, capable de passer du charme à la menace en un battement de cil, est particulièrement à l’aise dans la peau de ce riche homme d’affaires véreux. Risi pose un regard désabusé sur le monde qui l’entoure : corruption et collusion entre mondes politique et économique, services publics laissés à l’abandon (le Tribunal de Justice qui s’effondre partiellement et transféré dans une caserne militaire), prédominance des intérêts financiers et commerciaux sur les considérations environnementales et de santé publique (la mouette et les poissons morts après les rejets industriels toxiques dans la mer), poids de l’inertie, « religion » footballistique (les rues sont pourries mais qu’importe puisque la Squadra Azzura a gagné…)… C’est fou de se dire que plus d’un demi-siècle plus tard, absolument rien n’a changé. Et situation transposable à peu près partout ailleurs qu’en Italie, à des degrés divers. On ne rit pas à gorge déployée, ce n’est pas du comique visuel (mis à part, dans une certaine mesure, lors du final), le ton est plutôt acerbe et l’ensemble est finement observé. Le film évite le piège du manichéisme et la fin ouverte donne des gages aux pourfendeurs du « gouvernement des juges (« rouges ») » (?), sur le mode « finalement, personne n’est totalement vertueux ». Tognazzi semble en effet sombrer dans l’obsession de la vengeance personnelle et voit des Gassman partout (successivement grimé en ecclésiastique, en militaire, en indigent et même en bimbo) dans la foule en liesse fêtant la victoire de l’équipe nationale de football. Le cinéma italien regorge immanquablement de trésors et si ce Au nom du peuple italien n’est (quand même) pas un diamant 25 carats, il n’en demeure pas moins une belle petite pépite.    


Le topo d'Albert Dupontel :

Les nouveaux monstres (1977), de Mario Monicelli, Dino Risi et Ettore Scola

 

« Et son cul… Là, vous le voyez pas mais elle a un de ces culs… »

C’est l’histoire de la bassesse humaine (vaste programme…) en douze tableaux : 1) Le pinson du Val Padouan : le mari et impresario d’une chanteuse de bals populaires et boites de nuit se retrouve dépourvu lorsque celle-ci perd sa voix alors qu’ils ont des engagements à honorer ; 2) Tantum ergo : un cardinal en panne de limousine trouve refuge dans une église de village transformée en lieu de débat politique par son abbé ; 3) Auto-stop : un représentant de commerce macho prend en stop une jolie jeune fille dans l’espoir de profiter de ses charmes ; 4) Enlèvement d'une personne chère : un homme effondré, dont la femme vient d'être enlevée, convoque une équipe de télévision pour supplier les ravisseurs de l’appeler et demander leur rançon ; 5) Premiers soins : un aristocrate snob et obsédé sexuel recueille un soir dans sa Rolls-Royce un homme renversé par une voiture et cherche un hôpital où l’y déposer ; 6) Grand garçon à sa petite maman : la déambulation dans Rome de deux clochards, une mère et son grand fils ; 7) Citoyen exemplaire : un homme qui rentrait chez lui voit un homme poignardé par trois agresseurs tout près de son domicile ; 8) Pornodiva : en échange d'une importante somme d’argent, deux parents signent un contrat auprès d'un producteur de cinéma engageant leur fille de sept ans ; 9) Comme une reine : un homme organise une sortie en voiture avec sa mère âgée ; 10) Auberge ! : un serveur et un cuisinier, amants, se font une scène de ménage dans les cuisines d'un restaurant servant une authentique cuisine rustique ; 11) Sans paroles : une hôtesse de l'air en escale se laisse séduire par un charmant mais mutique jeune homme ; 12) L'éloge funèbre : l’éloge funèbre d’un comédien décédé, prononcé par l’un des membres de sa troupe, change subitement l’ambiance de la cérémonie.

« Suite » des Monstres, réalisé en 1963 par Dino Risi, ces Nouveaux monstres voient ce dernier épaulé par Mario Monicelli et Ettore Scola. Et Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi rejoints dans la distribution par Alberto Sordi et la sublime Ornella Muti. Soit une « dream team » du cinéma transalpin. Tous ces mecs (Ornella, plus jeune, est toujours parmi nous) n’auront pas vu l’accession au pouvoir de la grognasse qui préside à la destinée de leur pays depuis 2022 (de même que celle de « l’Agent Orange » de l’autre côté de l’Atlantique. Il n’y a plus guère que l’Espagne qui sauve un peu l’honneur, ces derniers temps…), ce qui les aurait sans aucun doute affligés. Preuve, s’il en était besoin, que le cinéma ne change pas le monde et n’éveille pas (ou plus) les consciences (pour parler pompeusement), même s’il faut malgré tout continuer et ne jamais baisser les bras, le « pékin moyen » occidental ne le considérant plus que comme un divertissement lui permettant de « se détendre » face à une actualité toujours plus anxiogène (ce que je peux comprendre mais qui alimente une sorte de cercle infernal). Ce film à sketchs, fatalement inégal, est un témoignage de son époque. Où tourner en dérision la bourgeoisie, la religion ou les machistes n'était déjà plus très nouveau et encore moins subversif, alors en 2025… Scola signe la moitié des sketchs (six, donc), Risi quatre et Monicelli deux. Vittorio Gassman est à l’affiche de quatre sketchs (mais dont les deux plus courts), suivi d’Alberto Sordi et Ugo Tognazzi (trois chacun) et d’Ornella Muti et Eros Pagni (deux participations). On (sou)rit jaune devant cet étalage de médiocrité humaine et cette galerie de personnages cyniques, crédules, cupides, pétris d’égoïsme, lâches ou tout simplement stupides. Par contre, dans Comme une reine, où Alberto Sordi (sordide, en l’occurrence), sous la pression de sa compagne, dépose à son insu sa mère dans un « mouroir », on ne rit plus tant il s’agit, parmi toutes ces situations, de la plus crédible… Beurk ! Que ce soit aussi en hilarant snob aristocrate très porté sur le sexe ou en comédien égayant les funérailles de son collègue par l’évocation de ses meilleurs sketchs, c’est ce même Sordi qui tire le mieux son épingle du jeu. L’éloge funèbre final peut être vu comme celui de la « comédie à l’italienne », mouvement culturel s’étendant sur trois décennies et prenant fin avec l’arrivée du magnat des médias Berlusconi dans les années 80 ou bien comme un message d’espoir (« the show must go on » / « le rire plus fort que tout, même que la mort »). En dépit de quelques facilités (notamment la « bataille rangée » dans la cuisine entre Gassman et Tognazzi), un programme globalement réjouissant et très recommandable.

Le fanfaron (1962), de Dino Risi

 

« Moi, les femmes, c’est comme les truffes pour les cochons. »

« S’engager sur quoi ? Le Moyen-Âge est passé depuis longtemps… »

C’est l’histoire de Bruno Cortona (Vittorio Gassman), un quarantenaire exubérant, amateur de conduite automobile et de jolies femmes, à la recherche de cigarettes et d’un téléphone public en ce 15 août férié à Rome. Il va faire la connaissance de Roberto Mariani (Jean-Louis Trintignant), un étudiant en droit quant à lui plutôt du genre réservé. Ensemble, ils vont passer deux jours sur les routes, ce qui constituera pour Roberto un voyage initiatique concernant l’amour et les rapports sociaux.

Voila venu le moment de me plonger, petit à petit, dans le cinéma italien, qui n’est pas du menu fretin dans l’histoire du 7ème Art (euphémisme). J’ai dû voir deux Fellini (La strada et Amarcord) et, chroniqués sur ces pages, Le pigeon de Mario Monicelli (qui vaut surtout pour son incroyable « twist » final) et La grande bouffe du provocateur Marco Ferreri. Mais j’ai surtout un bon souvenir du diptyque à sketches Les monstres / Les nouveaux monstres, œuvres, totalement ou en partie, de Dino Risi. A la manœuvre de ce Fanfaron qui nous occupe aujourd’hui, au doux parfum de « chef-d’œuvre de la comédie à l’italienne ». Problème : je n’ai pas (sou)ri un seul instant. Ennuyeux, pour une comédie… Le « fanfaron » en question, c’est Vittorio Gassman, insupportable de volubilité et de sans-gêne, ricanant et klaxonnant dès qu’il en a l’occasion. Un vrai « rital », en somme. Le film se veut une satire de la société italienne de ce temps-là, en plein « boom économique » (1958-1963). Mouais, admettons… Même si le consumérisme, la cupidité, la bêtise et l’absence de valeurs morales sont universels. Aucun gag à se mettre sous la dent et des longueurs pour cette réalisation, à la fois « buddy movie » (même s’il n’est pas répertorié tel quel) et « road movie », qui s’achève de façon tragique, symbolique, amorale et, en y réfléchissant bien, prévisible.