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MASH (1970), de Robert Altman

 

Encéphalogramme plat…

C’est l’histoire de trois chirurgiens (Donald Sutherland, Tom Skerritt et Elliott Gould) qui débarquent dans un camp militaire de l’US Army lors de la guerre de Corée en 1951. Bien que compétents, ils sont aussi farceurs, dragueurs et volontiers rebelles. Bien sûr, cela va faire des étincelles avec leur hiérarchie…


On avait dit « pas de film de guerre », putain, chier ! Merde, putain… Fait chier. Oui mais, oh : Robert Altman, l’homme de Shorts Cuts, derrière la caméra, Palme d’or 1970 à Cannes, conservation à la Bibliothèque du Congrès et inspiration de la série éponyme, rien que ça. Et alors ? Ben c’est quand même bidon ! Je lis « humour potache ». Ah ouais, super... Le compagnon de tente (Robert Duvall) de l’échalas Sutherland et de Skerritt les soule avec ses sermons ? Qu’à cela ne tienne, ils lui foutent la honte en diffusant via les haut-parleurs du camp ses ébats avec une infirmière (Sally Kellerman). Et ils exhiberont la même Kellerman nue aux yeux du camp en soulevant la tente où elle prend sa douche, dans le but de vérifier « si c’est une vraie blonde ». Qu’est-ce qu’on s’amuse, hein, arrêtez, j’ai des crampes d’estomac… Y’a aussi un dentiste suicidaire car il pense avoir des penchants homosexuels et à la fin, un match de football américain (un sport dont seuls les Zaméricains peuvent comprendre les règles…) sujet à un pari financier. Nos trois gars et leur équipe remporteront la mise grâce à un plan savamment orchestré, avant que Sutherland et Skerritt ne repartent comme ils étaient arrivés, laissant leur compère Gould à son triste destin (lui n’a pas reçu d’ordre d’évacuation, ben merde alors…). Près de deux heures d’un ennui mortel, parsemé de scènes parfois sanglantes d’opérations chirurgicales, où nos héros n’hésitent pas à « mettre les mains dans le cambouis ».  

Full Metal Jacket (1987), de Stanley Kubrick

 

« Je vis dans un monde merdique, ça oui. Mais je suis vivant. Et je n’ai pas peur. »

C’est l’histoire de soldats du Corps des Marines à la fin des années 60, de leur apprentissage dans un camp militaire sous l’autorité d’un redoutable sergent jusqu’à l’offensive du Têt lors de la guerre du Vietnam.

Y’a qui dedans ? Comme souvent chez Kubrick, des acteurs pas très connus : Matthew Modine, Adam Baldwin (aucun lien de parenté avec les membres de la fratrie du même nom), Vincent D’Onofrio et R. Lee Ermey dans un pur rôle de composition (lui-même ancien instructeur du Corps des Marines avant de devenir acteur).

Et c’est bien ? C’est sûr, Kubrick, c’est pas rien. Mais moi, voyez-vous, les films de guerre (les uniformes, la soumission à la hiérarchie, toussa…), c’est comme ceux historiques à costumes, j’abhorre. Ben pourquoi t’as regardé, alors, connard ? Pour ma culture générale, ducon et pour pouvoir dire « je l’ai vu », ce « chef-d’œuvre ». Et parce que Kubrick, c’est pas rien, quand même (oui, je l’ai déjà dit). Le film est divisé en deux parties, s’achevant chacune par un évènement dramatique. Dans la première (environ 40 minutes), que j’ai largement préféré, on suit les Marines en camp d’entrainement sous le commandement d’un instructeur irascible qui les harangue sous des tombereaux d’injures (« tas de merde », « sacs à foutre », etc…). Comique tellement c’est outrancier mais probablement réaliste. Après ça, on a droit à une heure avec la même troupe de soldats pendant la guerre du Vietnam, avec son lot de combats, de fusillades, d’horreurs et de remises en question morales.

Beignet pourri : oui

Charnier : oui

Femme à poil : non