Encéphalogramme plat…
C’est l’histoire de trois
chirurgiens (Donald Sutherland, Tom Skerritt et Elliott Gould) qui débarquent
dans un camp militaire de l’US Army lors de la guerre de Corée en 1951. Bien
que compétents, ils sont aussi farceurs, dragueurs et volontiers rebelles. Bien
sûr, cela va faire des étincelles avec leur hiérarchie…
On avait dit « pas de film
de guerre », putain, chier ! Merde, putain… Fait chier. Oui mais, oh :
Robert Altman, l’homme de Shorts Cuts, derrière la caméra, Palme d’or 1970 à
Cannes, conservation à la Bibliothèque du Congrès et inspiration de la série
éponyme, rien que ça. Et alors ? Ben c’est quand même bidon ! Je lis « humour
potache ». Ah ouais, super... Le compagnon de tente (Robert Duvall) de l’échalas
Sutherland et de Skerritt les soule avec ses sermons ? Qu’à cela ne
tienne, ils lui foutent la honte en diffusant via les haut-parleurs du camp ses
ébats avec une infirmière (Sally Kellerman). Et ils exhiberont la même
Kellerman nue aux yeux du camp en soulevant la tente où elle prend sa douche,
dans le but de vérifier « si c’est une vraie blonde ». Qu’est-ce qu’on
s’amuse, hein, arrêtez, j’ai des crampes d’estomac… Y’a aussi un dentiste
suicidaire car il pense avoir des penchants homosexuels et à la fin, un match
de football américain (un sport dont seuls les Zaméricains peuvent comprendre
les règles…) sujet à un pari financier. Nos trois gars et leur équipe remporteront
la mise grâce à un plan savamment orchestré, avant que Sutherland et Skerritt ne
repartent comme ils étaient arrivés, laissant leur compère Gould à son triste
destin (lui n’a pas reçu d’ordre d’évacuation, ben merde alors…). Près de deux
heures d’un ennui mortel, parsemé de scènes parfois sanglantes d’opérations
chirurgicales, où nos héros n’hésitent pas à « mettre les mains dans le
cambouis ».



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