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JFK (1991), d’Oliver Stone

 

« Ça a l'air d'une histoire de cow-boys mais c'est une histoire d'OAS. La police est de mèche avec ultras (…). Toutes les polices du monde se ressemblent quand elles font de basses besognes. » (Charles De Gaulle, à son retour en France après les funérailles de John F. Kennedy)

Réalisation : Oliver Stone

Scénario : Oliver Stone et Zachary Sklar, d'après le livre de Jim Garrison

Pays : Etats-Unis

Année : 1991

Genre : policier, drame, historique, film de procès

Avec : Kevin Costner, Tommy Lee Jones, Gary Oldman, Kevin Bacon, Laurie Metcalf, Jay O. Sanders, Michael Rooker, Sissy Spacek, Joe Pesci, Jack Lemmon, Donald Sutherland.

Synopsis : Trois ans après l'assassinat de John F. Kennedy qui a eu lieu à Dallas le 22 novembre 1963, le procureur de La Nouvelle-Orléans Jim Garrison reprend l’enquête et remet en cause les conclusions du rapport de la commission Warren. Selon lui, nous avons affaire à un complot impliquant le Pentagone, la CIA et le FBI.

Pourquoi ? Parce que Stone (un bon mec, qui « titille » l’Amérique là où ça lui fait mal), parce que Costner au « peak » de sa carrière, parce que le casting, royal (là aussi, une star par rôle, même s’il dure cinq minutes, cf. Bacon, Lemmon et Sutherland). Et parce que le sujet est passionnant (enfin, à moi, il me passionne : comme pour le « 9/11 », connaitra-t-on un jour l’exacte vérité ?) et qu’on ne voit pas les trois heures (!) passer.

Les Incorruptibles (1987), de Brian De Palma

 

Réalisation : Brian De Palma

Scénario : David Mamet (d'après le livre The Untouchables d'Eliot Ness), Oscar Fraley et Paul Robsky

Pays : Etats-Unis

Année : 1987

Genre : policier, thriller, historique

Avec : Kevin Costner, Sean Connery, Charles Martin Smith, Andy García, Robert De Niro.

Synopsis : Chicago, 1930. Eliot Ness, jeune agent fédéral idéaliste, engage Jim Malone, vieux policier d'origine irlandaise, George Stone, un excellent tireur d’origine italienne et Oscar Wallace, un comptable. Ensemble, ils forment un groupe surnommé « Les Incorruptibles » et tentent de mettre fin aux agissements du criminel Al Capone.

Pourquoi ? Pour le casting, entre « jeunes loups » (Costner, Garcia) et « vieille garde » (Connery, De Niro), l’histoire et la mise en scène, avec notamment la mythique scène du landau dévalant le grand escalier de la gare de Chicago (inspirée d’une scène du Cuirassé Potemkine et parodiée dans un opus de la série des Y a-t-il un flic… ?). Décidément, les gares inspirent De Palma (cf. la scène finale de L’impasse)…

Waterworld (1995), de Kevin Reynolds

 

C’est l’histoire d’un mec, mi-homme mi-poisson (enfin, à vue d’œil, plutôt grosso merdo 85% homme et 15% poisson…), en 2500, quand notre inaction climatique aura fait que tous les continents seront désormais engloutis sous les eaux, l’humanité rescapée survivant sur des atolls (sortes d’îles flottantes). Il a inventé un mécanisme purificateur d’urine, lui permettant ainsi de reboire sa propre pisse. En somme, il a inventé le recyclage perpétuel. Vous imaginez, si on pouvait faire pareil avec les selles (aussi appelées « matières fécales », « excréments » ou plus trivialement, « merde ») ? Bon, c’est vrai, on serait condamné à bouffer éternellement le même plat… Mais rien n'empêcherait d’échanger avec son voisin (« bonjour, c’était quoi, ça, à la base ? Un hachis parmentier ? Miam, je prends ! »). Et dès lors, finito l’aliénation consumériste, l’oppression capitaliste, le « travailler plus pour gagner plus » (et vivre moins bien) et la perte de temps à cuisiner, ce serait le bonheur pour les siècles des siècles. Amen. Et bon appétit, bien sûr ! Bon, sinon, Jeanne Tripplehorn (Basic Instinct) a un beau cul mais ça, on le savait déjà.   

Bodyguard (1992), de Mick Jackson

 

C’est l’histoire d’un garde du corps (Kevin Costner) dépêché en urgence auprès d’une star de la chanson (Whitney Houston) pour assurer sa protection, celle-ci étant victime de menaces. D’abord réticents et en conflit, devinez quoi ? Oui, ils vont tomber amoureux (ça alors, on s’y attendait vraiment pas…).

C’est l’histoire d’un (beau) mec, enchainant les succès en ce début des « nineties » (Danse avec les loups, JFK, Robin des Bois…), responsable d’une génération de Kevin français (et peut-être aussi ailleurs).

C’est l’histoire d’une nana que Serge Gainsbourg, sur le plateau de Drucker, disait vouloir « fucker ». Une chanteuse à voix au grand succès commercial mais qui ne laissera pas une grande trace dans l’histoire de la musique (au contraire de Donna Summer, décédée quelques mois après elle, qui peut au moins se targuer d’un titre révolutionnaire, le I Feel Love composé par Giorgio Moroder). Un destin tragique : un gonze qui l’amène sur le chemin de la dope et un sinistre clap de fin à 48 balais en 2012, dans la baignoire d’un hôtel californien. Son unique fille subira le même sort trois ans plus tard, à 22 ans (chienne de vie…).

C’est l’histoire d’un gros carton au box-office mondial et plus encore pour sa bande originale.

C’est (encore) l’histoire d’une « Madeleine de Proust » de mon adolescence (putain de nostalgie…).

Sabre et foulard de soie : oui

Femme à poil : non

Up 👍: le couple Costner – Houston fonctionne, même si c’est un peu « cucul » (j’assume mon côté « fleur bleue », parfois) ; la B.O (un tout petit peu)

Down 👎: encore un thriller formaté de la Warner avec le méchant qui raterait un éléphant dans un corridor tandis que le héros parvient à flinguer une mouche à 200 mètres