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JF partagerait appartement (1992), de Barbet Schroeder

 

« T’es trop bonne. C’est ton problème. Les hommes sont des porcs, même ceux qui ont l’air gentil. Tu finis toujours par te faire avoir. »

C’est l’histoire d’une nana, Alison Jones (Bridget Fonda), conceptrice de logiciels, qui rompt avec son mec Sam Rawson (Steven Weber) car il l'a trompée avec son ex-femme. Souhaitant conserver son grand appartement new-yorkais, elle se met en quête d’une colocataire. Son choix se porte sur l’effacée Hedra Carlson (Jennifer Jason Leigh). Problème : celle-ci s’avère envahissante et pour tout dire complètement secouée, alors que Sam refait surface et obtient d’Alison une nouvelle chance.

Ce film me replonge dans les désormais douloureux souvenirs du temps béni de mon adolescence où, avec mon géniteur, nous louions des films en K7 dans les vidéo-clubs lors de ses week-ends de garde de père divorcé. Dont celui-ci, donc. Qui ne vaut hélas pas tripette et peine à résister aux affres du temps. Ce n’est pas qu’il soit mal fait, loin de là mais son déroulé des plus prévisibles et le genre dans lequel il s’inscrit (thriller) le condamnent inévitablement au statut de produit de consommation courante pour soirée TV. Il n’évite pas non plus l’écueil de quelques clichés (l’apprenti violeur de Fonda est tué mais son ami voisin homo survit) ni du final grand-guignolesque. Son relatif succès au box-office reste donc un mystère. On retiendra toutefois l’interprétation des deux jeunes femmes qui, fatalement, n’échappent pas au « passage obligé » de la nudité, en particulier celle de Jennifer Jason Leigh.

Jackie Brown (1997), de Quentin Tarantino

 

C’est l’histoire (adaptée d’un roman d’Elmore Leonard)… compliquée d’une hôtesse de l’air, d’un trafiquant d’armes et de ses complices, de flics, d’un chargé de caution et de sacs remplis de fric (ou pas) qui passent de mains en mains.

C’est avec qui ? Comme il l’avait fait avec Travolta, Tarantino sort du formol l’actrice « blaxploitation » Pam Grier pour le rôle de l’hôtesse de l’air passeuse de pognon pour le compte d’un trafiquant d’armes et Robert Forster pour celui du chargé de caution. Le reste de la distribution « 5 étoiles » est constitué de Samuel L. Jackson (le truand), « Bobby » De Niro (son complice), Marina Foïs et Julien Lepers… euh, je voulais dire Bridget Fonda (copine de Jackson) et Michael Keaton (un flic).

Et c’est comment ? Le voila donc, le seul Tarantino « première période » que je n’avais pas encore vu. J’aurais donc vu les cinq premiers films (jusqu’au diptyque Kill Bill inclus) et pas les cinq suivants de ce réalisateur pouvant agacer car crâneur. Mais je ne possède que Pulp Fiction, qui est selon moi sa plus grande réussite (personnages, récit éclaté, B.O…). Celui-ci ne m’a pas totalement convaincu. L’histoire est maline (mais faut suivre…), la mise en scène virtuose et maitrisée (la scène dans le magasin de fringues) mais le film est encore une fois bavard (ah, ces truands qui ont des discussions qui durent des plombes sur les petites choses du quotidien comme entre citoyens lambda…) et il atteint les deux heures trente. Comme pour Pulp Fiction, Tarantino s’en donne à cœur joie sur la B.O mais autant je suis client des passages instrumentaux jazz-funk, autant les roucoulades soul richement orchestrées, ça me… soule. Un bon point néanmoins : il y a bien quelques meurtres mais pour une fois, la violence n’est pas complaisamment stylisée et « magnifiée ».

Collection de vinyles : oui

Pipe à eau : oui

Femme à poil : non