JF partagerait appartement (1992), de Barbet Schroeder

 

« T’es trop bonne. C’est ton problème. Les hommes sont des porcs, même ceux qui ont l’air gentil. Tu finis toujours par te faire avoir. »

C’est l’histoire d’une nana, Alison Jones (Bridget Fonda), conceptrice de logiciels, qui rompt avec son mec Sam Rawson (Steven Weber) car il l'a trompée avec son ex-femme. Souhaitant conserver son grand appartement new-yorkais, elle se met en quête d’une colocataire. Son choix se porte sur l’effacée Hedra Carlson (Jennifer Jason Leigh). Problème : celle-ci s’avère envahissante et pour tout dire complètement secouée, alors que Sam refait surface et obtient d’Alison une nouvelle chance.

Ce film me replonge dans les désormais douloureux souvenirs du temps béni de mon adolescence où, avec mon géniteur, nous louions des films en K7 dans les vidéo-clubs lors de ses week-ends de garde de père divorcé. Dont celui-ci, donc. Qui ne vaut hélas pas tripette et peine à résister aux affres du temps. Ce n’est pas qu’il soit mal fait, loin de là mais son déroulé des plus prévisibles et le genre dans lequel il s’inscrit (thriller) le condamnent inévitablement au statut de produit de consommation courante pour soirée TV. Il n’évite pas non plus l’écueil de quelques clichés (l’apprenti violeur de Fonda est tué mais son ami voisin homo survit) ni du final grand-guignolesque. Son relatif succès au box-office reste donc un mystère. On retiendra toutefois l’interprétation des deux jeunes femmes qui, fatalement, n’échappent pas au « passage obligé » de la nudité, en particulier celle de Jennifer Jason Leigh.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire