« Mais vous allez vous
emmerder à cent sous l’heure, mon vieux… On est sur Terre pour travailler. »
Parce que c’est (presque) mon projet… Enfin un peu d’air frais !
C’est l’histoire de la société
française (mais c’est aussi le cas ailleurs) qui décide de s’arrêter. De
travailler et donc de produire. Pour vivre, discuter, s’amuser. Et réfléchir à « l’après ».
L’an 01, c’est un film de Jacques
Doillon (avec Alain Resnais et Jean Rouch), une de ces célébrités qui pensent
avec leur bite et dont on ne découvre que des décennies plus tard les méfaits
(à confirmer par la Justice mais lorsque les plaintes sont nombreuses, ça ne
sent pas bon). Il conviendra donc de « séparer l’homme de l’artiste ».
Bon, avec Cantat, c’est plus difficile mais je ne suis pas concerné, n’ayant
jamais écouté la moindre note de Noir Désir, ni avant ni à fortiori après le
drame de Vilnius (poil à l’anis).
L’an 01, c’est un mai 68 qui aurait réussi et qui serait allé au bout de sa logique, avant que la CGT ne se rende à la « table des négociations » pour y marchander le poids et la longueur des chaines.
L’an 01, c’est l’adaptation de la bande dessinée éponyme de Gébé, qui fût des aventures Hara-Kiri et Charlie Hebdo (la discussion entre Cavanna et les assassinés du 7 janvier 2015 Cabu et Charb en bonus).
L’an 01, c’est peu ou prou mon projet politique (à part l’abolition de la propriété privée. Pour le capital et l’outil de production d’accord mais pour le reste, je suis plutôt « loup solitaire » que vie en communauté « youpi tralala »). Qui n’est pas du tout mais alors pas du tout celui du MEDEF, l’une de ces officines où doivent se presser et y montrer patte blanche les futurs prétendants à l’Elysée (ben ouais, sinon ils te filent pas les clés…).
L’an 01, c’est au final un film bien peu intéressant, très gentillet et assez peu subversif (à part peut-être pour Eric Chiotti, et encore…), qui reste en surface et ne creuse pas suffisamment ce qui pourrait s’approcher d’un futur enviable et réalisable. On en reste donc au stade de la douce utopie. Suite de séquences mettant en scène des groupes de personnes dissertant après l’arrêt de la « course à l’armement » (sans fin) productiviste. Un peu (mais pas beaucoup) d’humour et de « philosophie »… On y croisera, entre autres, Cavanna, Cabu et Choron, une bonne part du Splendid (Clavier, Jugnot, Lhermitte…) et du Café de la Gare (Coluche, sa future meuf Véronique, Henri Guybet, Miou-Miou, Romain Bouteille…), Depardieu un an avant Les valseuses (l’un des deux quidams refusant de prendre leur train habituel, discussion inaudible) ou encore le chanteur libertaire François Béranger. Dans un état de somnolence avancé, Auteuil, Balasko, Higelin et Leconte me sont par contre passés sous le nez…



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