Affichage des articles dont le libellé est Penn Sean. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Penn Sean. Afficher tous les articles

Colors (1988), de Dennis Hopper

 

« T’as un problème avec la moitié du monde et j’en fais partie et ça m’fait chier ! »

C’est l’histoire de deux flics non pas à Miami mais à Los Angeles, le vieux sage et proche de la retraite Bob Hodges (Robert Duvall) et Danny « Pacman » McGavin (Sean Penn), un jeune impétueux récemment enrôlé (tiens, ça ne vous rappelle rien ?), qui sont contraints de faire équipe. Tous deux font des rondes dans les rues et sont confrontés à la guerre des gangs qui fait rage entre les Crips et les Bloods.

Je n’aime pas l’Amérique, son histoire et son « rêve » baignant dans la violence, je n’aime pas les flics, à fortiori américains (précisons d’emblée : ceux qui jouent aux cowboys et se croient au-dessus des lois, c’est-à-dire, j’ose l’espérer, une petite minorité d’entre eux), je n’aime pas Hopper en réalisateur (Easy Rider et Hot Spot m’avaient passablement niflé) et la culture rap m’est totalement étrangère et le restera probablement pour toujours. Pourquoi ce Colors, alors ? Ben sur les conseils d’un blogueur (Ranxzevox, pour ne pas le nommer) et parce qu’après une intense période de « mise à jour » cinématographique, je ne sais plus trop à quel saint me vouer… En ce moment, je suis plutôt dans une phase « musique et voyages » et je ne suis pas loin de faire mienne la réplique d’une barmaid dans le Grosse fatigue de Michel Blanc : « moi, le cinéma, ça m’fait chier ! » 😄. Alors, qu’est-ce qu’il en retourne ? Cet univers ne me « parlant » pas, je suis resté un peu à distance de cette histoire, sorte de chronique sociale et policière du Los Angeles de cette fin des « années Reagan ». Rien de caricatural (les flics et les voyous de ces gangs étant de base des caricatures d’eux-mêmes) ou de manichéen ici mais quelques clichés : les deux flics que tout oppose (caractère, génération), on a déjà vu ça avant et on le reverra plus tard (coucou L’arme fatale et Seven !). Toutes les « figures imposées » auxquelles on s’attend sont présentes : la bavure, les règlements de compte, les interpellations musclées après course-poursuite, les deux flics dans leur vie privée… Robert Duvall (décédé en février dernier à 95 balais) et Sean Penn, qui « roulent des mécaniques » chacun à leur façon, trouvent ici des rôles correspondant parfaitement à leur style respectif et à ce qu’ils étaient dans la vie. L’un des deux clamsera à la fin, lequel sera-ce ? Je n’évente pas le suspense. La bande-son, signée par un Herbie Hancock alors à fond dans sa période électro-funk (assurément le « nadir » de sa carrière, à l’instar du Bowie de la même époque. Décidément, les 80’s…), n’aura pas davantage contribué à soulever mon enthousiasme. Las.   

L’impasse (1993), de Brian De Palma

 

« Hé, ne m’en veux pas, Carlito… Mais il faut que je pense à mon avenir, moi aussi. Qu’est-ce que tu veux, ce sont des choses qui arrivent, amigo. »

Réalisation : Brian De Palma

Scénario : David Koepp, d'après les romans Carlito's Way et After Hours d'Edwin Torres

Pays : Etats-Unis

Année : 1993

Genre : thriller, drame

Avec : Al Pacino, Sean Penn, Penelope Ann Miller, John Leguizamo, Luis Guzmán, James Rebhorn, Viggo Mortensen.

Synopsis : A New York, Charlie « Carlito » Brigante, ancien trafiquant, est libéré après cinq ans de prison, grâce à son ami et avocat David Kleinfeld. Il décide de se ranger et a pour projet de monter une entreprise de location de voitures. Mais on n’échappe pas à son passé…

Pourquoi ? Dix ans après Scarface, même duo réalisateur / acteur principal pour un polar classieux et crépusculaire, avec un Pacino plus sobre qu’à l’accoutumée, au contraire d’un Sean Penn méconnaissable en avocat véreux camé jusqu’aux yeux. Scène de course-poursuite finale haletante (action et suspense garantis), par un maître de la mise en scène. Décidément, les gares inspirent De Palma (cf. la scène culte des Incorruptibles)…

The game (1997), de David Fincher


« Appelle ce numéro… Ils te mettent du piment dans la vie. »

C’est l’histoire d’un riche homme d’affaires cynique et distant, visiblement hanté par un trauma enfantin (son père s’étant suicidé en se jetant dans le vide) et de son frère, nettement plus fantasque, qui lui offre pour son anniversaire la carte de visite d’une société spécialisée dans l’évènementiel. Intrigué, il se rend dans leurs locaux. Le voila embarqué dans un « jeu » qui va bouleverser sa vie.

C’est l’histoire d’un film le cul entre deux chaises, qui jongle entre le thriller et la comédie dramatique.

C’est avec qui ? Michael Douglas (parfait dans ce genre de rôles), Sean Penn et Deborah Kara Unger.

Et c’est bien ? Après le choc Seven, Fincher déçoit inévitablement en frappant là où on ne l’attend pas. Mais n’est-ce pas là la marque des bons cinéastes ?

En tous cas, moi, un type qui me fait cadeau pour mon anniversaire d'un « jeu de rôles » où je risque à plusieurs reprises de passer à trépas, je ne lui tombe pas dans les bras, je lui fais la tête au carré ! 😄 Même si c'est mon frère... Heureusement, j'en n'ai pas.

Robot clown : oui

Stylo qui coule : oui

Femme à poil : non

Up 👍: le côté thriller

Down 👎: le final incohérent qui vire à la comédie