« T’es trop bonne. C’est
ton problème. Les hommes sont des porcs, même ceux qui ont l’air gentil. Tu
finis toujours par te faire avoir. »
C’est l’histoire d’une nana, Alison
Jones (Bridget Fonda), conceptrice de logiciels, qui rompt avec son mec Sam
Rawson (Steven Weber) car il l'a trompée avec son ex-femme. Souhaitant
conserver son grand appartement new-yorkais, elle se met en quête d’une
colocataire. Son choix se porte sur l’effacée Hedra Carlson (Jennifer Jason
Leigh). Problème : celle-ci s’avère envahissante et pour tout dire
complètement secouée, alors que Sam refait surface et obtient d’Alison une
nouvelle chance.
Ce film me replonge dans les désormais
douloureux souvenirs du temps béni de mon adolescence où, avec mon géniteur,
nous louions des films en K7 dans les vidéo-clubs lors de ses week-ends de
garde de père divorcé. Dont celui-ci, donc. Qui ne vaut hélas pas tripette et peine
à résister aux affres du temps. Ce n’est pas qu’il soit mal fait, loin de là
mais son déroulé des plus prévisibles et le genre dans lequel il s’inscrit
(thriller) le condamnent inévitablement au statut de produit de consommation
courante pour soirée TV. Il n’évite pas non plus l’écueil de quelques clichés
(l’apprenti violeur de Fonda est tué mais son ami voisin homo survit) ni du
final grand-guignolesque. Son relatif succès au box-office reste donc un
mystère. On retiendra toutefois l’interprétation des deux jeunes femmes qui,
fatalement, n’échappent pas au « passage obligé » de la nudité, en
particulier celle de Jennifer Jason Leigh.


