Affichage des articles dont le libellé est Forrest Frederic. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Forrest Frederic. Afficher tous les articles

Conversation secrète (1974), de Francis Ford Coppola

 

Là où il y a Gene, il n’y a pas d’plaisir ?

C’est l’histoire d’un mec, Harry Caul (Gene Hackman), qui est un as de la filature. Pour l’un de ses commanditaires, il enregistre la conversation d'un jeune couple dans la foule à San Francisco. Il pressent que celui-ci est en danger, ce qui réveille en lui le trauma d’une mission précédente s'étant soldée par la mort d'une famille entière. Voilà notre homme en proie à la méfiance et aux scrupules…

Un peu déçu par cette Palme d’or 1974. En raison du parti pris du scénariste et réalisateur Coppola pour l’étude de caractère, en l’occurrence celui du personnage principal joué par Gene Hackman, disparu l’an dernier dans de bien tristes circonstances (la « Grande faucheuse » n’a malheureusement pas chômé en 2025 pour nos vedettes du 7ème art…). Donc ça traine en longueur pour bien souligner ses côtés secret et solitaire. Il faut attendre la dernière demi-heure pour qu’il y ait un peu d’action, de suspense et que se dénoue cette intrigue par ailleurs assez peu palpitante. Qui ne s’avère pas conforme aux prédictions d’Hackman. A noter dans le casting les apparitions d’Harrison Ford et Robert Duvall.  

Chute libre (1993), de Joel Schumacher

 

« Ils m’embarquent ! Je disparais, messieurs-dames. Voilà ce qui arrive quand on n’est pas « économiquement viable » ! Allez, au revoir tout l’monde ! Au revoir, ne vous laissez pas faire ! Au revoir tout l’monde, au revoir ! Ne m’oubliez pas. »

Réalisation : Joel Schumacher

Scénario : Ebbe Roe Smith

Pays :  Etats-Unis

Année : 1993

Genre : policier, drame

Avec : Michael Douglas, Robert Duvall, Barbara Hershey, Rachel Ticotin.

Synopsis : A Los Angeles, sous un soleil de plomb, un homme d’une cinquantaine d’années, d’apparence d’employé de bureau mais en réalité chômeur, quitte subitement son véhicule bloqué dans un embouteillage dans le but de rejoindre sa fille, dont il est divorcé de la mère, pour fêter son anniversaire. Ayant maille à partir, lors de son parcours, avec un commerçant asiatique puis des délinquants chicanos, l’inspecteur Prendergast, à un jour de la retraite, se lance à sa poursuite.

Pourquoi ? Pour Michael Douglas, cheveux ras et en brosse, qui enchaine bien après Basic Instinct avec ce rôle ambigu de « gentil méchant » ; pour la musique idoine de James Newton Howard, un spécialiste des B.O ; pour la scène d'introduction et celles du McDo, du terrain de golf, du manifestant devant la banque et du vendeur néo-nazi ; parce qu’une fois n’est pas coutume, une production Warner ne se contente pas du pur divertissement et propose une réflexion, même sommaire, sur l’état de la société américaine post-Reagan (pauvreté, individualisme, mercantilisme…) tout au long du parcours de cet ancien employé qui se sent déconsidéré et déclassé alors qu’il a toujours fait ce qu’on lui a demandé (bref, trente ans plus tard, ce serait un électeur de Trump ou, chez nous, un « gilet jaune »…).