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Présumé innocent (1990), d’Alan J. Pakula

 

« C’est fini de souffrir, ils sont sauvés. » - « Sauvés ? »

C’est l’histoire de Rusty Sabich (Harrison Ford), brillant procureur, qui va avoir besoin d’un bon avocat, en l’occurrence Sandy Stern (Raúl Juliá). Motif : sa collègue Carolyn Polhemus (Greta Scacchi), à qui il avait montré combien il était un as du… barreau, a été retrouvé assassinée chez elle et plusieurs indices l’accablent. Le tout sur fond d’élections du District Attorney où son supérieur Raymond Horgan (Brian Dennehy) brigue un nouveau mandat.

Que penser de cette production Warner, parfaitement calibrée pour un dimanche soir à la télé avant de retourner au chagrin le lendemain matin ? Eh bien qu’elle est façonnée par des pros en la matière avec Alan J. Pakula (Les hommes du président, L'Affaire Pélican) derrière la caméra, la star Harrison Ford et quelques « seconds couteaux » (voire troisièmes) d’Hollywood devant et mise en musique par John Williams (partition « hitchcockienne » pour le final). Et qu’elle appartient à cette catégorie de films dont l’intérêt majeur réside dans son « twist » final, qui vient dénouer les fils de cette ténébreuse affaire. Sans vouloir « spoiler » pour les âmes égarées qui n’auraient pas encore vu ce film, précisons malgré tout que des plans insistants sur un personnage à priori secondaire nous mettent sur la piste du criminel (j’espère n’en avoir pas trop dit). A part ça, la victime se les était tous « envoyés » et malgré l’absence de scènes d’action, l’enquête puis le procès se laissent suivre sans que l’ennui ne vienne pointer le bout de son nez. Efficace as always et gentiment immoral sur la fin, ne boudons pas notre plaisir.

Les hommes du Président (1976), d’Alan J. Pakula

 

C’est l’histoire de deux journalistes du Washington Post (les alors très classe et charmeurs Robert Redford et Dustin Hoffman, qui ne devraient hélas pas tarder à nous quitter), adaptée du livre éponyme écrit par lesdits journalistes (toujours le sens des affaires, ces Ricains…), qui enquêtent sur le « scandale du Watergate », provoquant la démission du président Républicain Richard Nixon en août 1974.

Deux heures d’un ennui mortel… Redford et Hoffman passent littéralement leur temps à téléphoner, faire du porte-à-porte et taper leurs articles à la machine à écrire (ils sont journalistes d’investigation, quoi…). Non seulement faut bien se souvenir des noms et des rôles des protagonistes de cette ténébreuse affaire mais en plus, on ne comprend pas toujours ce qu’ils disent ou ils parlent trop vite. Bref, on n’y pige que pouic. Cela dit, ça me permet de faire des articles de plus en plus courts, c’est toujours ça de pris…