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Pulp Fiction (1994), de Quentin Tarantino

 

« Comme il n’y avait pas d’autre cachette, il se l’ait mise dans l’cul. Fallait avoir du courage pour le faire, se la mettre dans l’cul… »

Réalisation : Quentin Tarantino

Scénario : Quentin Tarantino et Roger Avary

Pays : Etats-Unis

Année : 1994

Genre : comédie dramatique, policier

Avec : John Travolta, Samuel L. Jackson, Bruce Willis, Uma Thurman, Ving Rhames, Harvey Keitel, Tim Roth, Amanda Plummer, Maria de Medeiros, Eric Stoltz, Rosanna Arquette, Christopher Walken.

Synopsis : A Los Angeles, les mésaventures d’un caïd, de sa femme, de ses deux hommes de main, d’un boxeur minable et de divers petits malfrats.

Pourquoi ? Je n’aime pas particulièrement Tarantino, son goût pour la violence et l’esthétisation de celle-ci, comme chez Scorsese. Mais Pulp Fiction fût un choc générationnel, un peu à la façon de Nirvana dans le domaine de la musique. Casting d’enfer, B.O « de la mort qui tue » (notre homme connait la musique américaine – noire et blanche, du passé et du présent – sur le bout des doigts, ça se sent), réalisation, scénario et dialogues audacieux avec une structure non-chronologique (trois histoires apparemment distinctes mais qui se rejoignent), rien n’est laissé au hasard. Et l’histoire et ses personnages ! Vous y verrez des truands récitant un verset de la Bible avant d’exécuter un pauvre escroc ou discutant de choses aussi futiles et cocasses que les techniques de massage de pieds féminins ou les « Big Mac », un caïd se faire… sodomiser par un pervers dans les sous-sols d’un magasin, sa femme être sauvée in extrémis d’une overdose grâce à une injection directement dans le cœur (!) ou encore un boxeur bravant le danger afin de récupérer la montre que lui avait légué son père. Bref, un pur délire narratif et visuel.

[P.S : autant je n’aime pas la violence (ici, ça reste supportable) et le tabac, autant je trouve la censure de la cigarette et du flingue sur la jaquette de certaines versions du film parfaitement détestable et ridicule.]

La mort vous va si bien (1992), de Robert Zemeckis

 

C’est l’histoire d’un chirurgien esthétique alcoolique que se disputent son ex, une écrivaine ayant traversé un épisode de boulimie et sa nouvelle épouse, une chanteuse de comédie musicale narcissique sur le déclin. Les deux femmes, obsédées par le physique parfait et une éternelle jeunesse (tiens, ça ne vous rappelle rien ?), vont avoir recours aux services d’une mystérieuse détentrice d’une potion « magique ».

C’est avec qui ? Deux stars « sans âge », Bruce Willis et Meryl Streep. Goldie Hawn et la pulpeuse Isabella Rossellini (on en mangerait…) complètent le casting.

Et c’est comment ? Mieux que prévu. Un film que j’avais laissé trainer, moyennement emballé par le casting, le script et le réal (Zemeckis a été coopté par Spielberg et évolue comme lui généralement dans le grand spectacle un peu neuneu, cf. Forrest Gump). Mais comme il était dispo à ma médiathèque… Ce n’est pas la grande marrade mais ça se laisse voir sans déplaisir, les situations sont burlesques et bien entendu, les effets spéciaux sont étonnants.

Duel de pelles : oui

Trou dans l’estomac : oui

Femme à poil : oui (Isabella Rossellini et, furtivement, une autre femme, toutes deux de dos)

Up 👍: les effets spéciaux ; le côté burlesque ; le final

Down 👎: pas non plus hilarant

Sixième sens (1999), de M. Night Shyamalan

 

« Et tu en vois souvent ? » - « Tout le temps. Il y en a partout. »

C’est l’histoire d’un psychologue pour enfants qui reste sur un échec patent, un jeune qu’il n’a pas su aider et qui s’est fait sauter le caisson. Alors quand se présente son nouveau patient, un enfant mystérieux et taciturne, il va tout faire pour l’aider, au risque de compromettre son couple. Il s’avère que l’enfant en question est doté d’un curieux pouvoir.

Et il meurt, à la fin ? Ben non puisque… il est mort dès le début.

C’est avec qui ? Bruce « wannabe acteur dramatique » Willis, Toni Collette et un mioche qui avait déjà joué dans Forrest Gump, Haley Joel Osment.

Et c’est bien ? Ouh là, pas revu depuis des années, je ne me souvenais que du « twist » final (spécialité de Shyamalan), forcément… Comment a-t-on pu tomber dans le panneau à l’époque ? C’est mollasson, Willis traverse le film avec deux expressions (petits yeux mi-clos perçants et léger sourire 80% du temps ou inquiétude), le mioche est une tête de mule parfois arrogante, y’a les violons (sans regarder la fiche technique, j’ai deviné que le « score » était l’œuvre de James Newton Howard…), la brave mère célibataire dépassée et ces « jump scares » (apparitions soudaines, objets déplacés…) vus et revus ad nauseam… Le village (2004) sera beaucoup plus convaincant et constituera l’acmé de ce réalisateur.

Petits soldats : oui

Pièce de monnaie : oui

Femme à poil : oui mais prenant la douche derrière une porte vitrée donc on voit que dalle

Up 👍: le « twist » final, à la rigueur

Down 👎: bilan très léger pour en faire un classique, perd de son impact au fil du temps