« Quel jour est-on,
aujourd’hui ? » - « Vendredi » - « Dommage que ce soit
pas dimanche. Avant de vous connaitre, j’aimais pas les jours fériés.
Maintenant, je commence à détester les jours ouvrables… »
C’est l’histoire d’un mec, Louis
Mahé (Jean-Paul Belmondo), riche héritier de La Réunion, qui se fait livrer
Catherine Deneuve (Julie Roussel) pour la marier, comme ils l’ont convenu lors
de leur correspondance via les petites annonces matrimoniales. Et ben, ça va,
la vie, oui ? Mais patatras : elle se révèle ne pas être celle qu’il
attendait et après leur mariage, elle s’enfuit avec quasiment tout son argent,
ayant mis ses comptes en commun avec elle. Dès lors, avec la sœur de la
véritable Julie Roussel, disparue, il engage un détective privé (Michel Bouquet)
pour retrouver la voleuse en fuite.
Et là, à la lecture de ce
synopsis, vous vous dites « super, un polar avec du suspense, des
poursuites, des rebondissements, on va se régaler ». Pas si vite. Un film
qui débute comme une comédie romantique, qui se poursuit (en effet mais pas
longtemps) comme un polar et qui se termine… en eau de boudin (fun fact :
dans le même chalet où Depardieu, Carmet et Blier père se cailleront les miches
dix ans plus tard dans Buffet froid). SPOILER ALERT : Belmondo retrouve
Deneuve avant le privé (Bouquet), par hasard, en la voyant dans un reportage
télévisé. Et après, on tourne en rond, y’a évidemment du verbiage auteurisant (on
ne se refait pas)… Histoire d’amour, encore et encore, « tu m’as trahi
mais je t’aime quand même » Vs. « on n’a plus un rond, vais pas pouvoir
rester (*) mais tu m’attendris alors finalement… ». Mais « Bébel » (né
à Neuilly) et Cathy (qui nous montre furtivement sa poitrine dénudée en deux
occasions, j’aurais jamais cru…) sur la même affiche, ça ne se refuse décemment
pas. Les voir est une joie et une souffrance (Truffaut est tellement fier de cette
formule qu’il la réutilisera dans Le dernier métro). Le premier nous a quitté en
2021, on souhaite à la seconde de durer aussi longtemps que sa maman, Renée
Simonot, décédée en 2021 à l’âge canonique de… 109 ans. Quant à vous, M.
Truffaut, il ne vous reste plus que Tirez sur le pianiste et La mariée était en
noir pour me prouver votre « génie » (bâillements…), seuls La femme d’à
côté et surtout Fahrenheit 451 (où vous singez votre maître Hitchcock) ayant retenu
mon attention pour le moment.
(*) Super, le cliché de la femme
vénale… Ah, on me dit dans l’oreillette que ce n’est pas un cliché mais la
réalité. Dont acte.














