« J’habite au 7 chemin de
l’Océan… Le 7… Ca porte bonheur. C’est la maison la plus pourrie du quartier,
vous pouvez pas vous tromper. »
C’est l’histoire d’un mec, Gérard
(Gégé Depardieu), docker dans un port non identifié. Il est hanté par le
souvenir de sa sœur qui s’est suicidée après avoir été violée dans une impasse.
L’affaire a été classée mais il retourne soir après soir sur les lieux du crime
et se jure de retrouver l’homme qui a fait ça.
Oh la la, quelle
« connerie », celui-là ! J’ai compris dès les premières minutes
que j’allais souffrir à la vision de cette « chose ». Si vous me
passez l’expression, je dirai qu’ici, Beineix a « pété plus haut que son
cul » ! J’ai lutté mais je suis finalement venu à bout de ces (très)
longues 130 minutes au cours desquelles il ne se passe rien, ou si peu.
Esthétique toc de bas-fonds d’une cité inconnue dans les mythiques studios de la
Cinecitta (César des meilleurs décors, quand même), ambiance onirico-surréaliste,
emphase hors de propos (musique mélodramatique, coucher du soleil, z’avez vu
comme j’suis romantique et poétique ?), voila l’univers de pacotille dans
lequel se débat une poignée de personnages (un triangle amoureux et quelques
« désaxés »). Depardieu et Nastassja Kinski se tournent autour, ce
qui rend Victoria Abril jalouse. Première apparition de Bernard Farcy (futur
commissaire de la franchise Taxi) et l’une des toutes premières incursions de
la pétillante future muse Almodóvarienne dans le cinéma français. Y’a aussi
Dominique Pinon, dans le même type de rôle, mais plus fourni, que dans 37°2 (il
a une « gueule », faut dire…). Et dès qu’y’a l’occase de voir une
poitrine féminine dénudée (et même plus, pour Victoria), Beineix ne se gêne
pas. Bide critique et commercial parfaitement compréhensible.
« Dans ces boites
d’édition, c’est tous des enculés… Je sais d’quoi j’parle… »
Les histoires d’amour finissent
mal… en général…
C’est l’histoire de Zorg (Jean-Hugues
Anglade), un mec « normal » et bricoleur, maqué avec Béatrice Dalle
(Betty) dans un bungalow sur pilotis à Gruissan. Et là, vous vous dites : eh
ben le salaud, il en a de la veine ! Pas si vite, la Betty, c’est pas un cadeau tous
les jours. On peut même dire qu’elle est complètement chtarbée. Surtout
depuis qu’elle s’est mis bille en tête qu’il était un grand écrivain en
découvrant par hasard ses écrits…
De Jean-Jacques Beineix, disparu en
2022 à 75 balais, j’ai l’image d’un cinéaste dans la veine d’un Luc Besson (puis
un peu plus tard d’un Jean-Pierre Jeunet) : esthétique marquée par le clip
et la pub (ici c’est un festival de « placements de produit » :
Nescafé, Kronenbourg, Coca, Nesquik…), personnages et situations marginaux ou « décalés »,
poésie naïve, style un peu « tape-à-l’œil », avec une bonne dose de « provoc ».
Des gens « bien de leur époque » (les artificielles années 80), une
sorte de nouvelle Nouvelle Vague, appelée « cinéma du look » (citons
aussi Léos Carax). Toujours mieux que le cinéma bourgeois à la Podalydès ou le « film
de banlieue » dominant actuellement sur nos écrans. Je garde surtout un
souvenir ému de son plutôt bon Roselyne et les lions de 1989, seul film que j’avais
vu de lui jusqu’ici, tourné en partie dans l’ex-jardin zoologique Longchamp de
la cité phocéenne (tout près de mon quartier de résidence des 5 Avenues) et figurant
parmi les films de chevet de mon défunt daron.
De Béatrice « les dents du
bonheur » Dalle née Cabarrou, j’ai l’image d’une femme… de caractère (on
va dire ça comme ça…), totalement imprévisible et difficilement « cernable »,
capable de se maquer aussi bien avec JoeyStarr qu’avec un militant… d’extrême-droite
(!). Et d’applaudir à l'évasion d’un braqueur (Rédoine Faïd)… On se souvient
aussi de son mémorable face-à-face télévisuel avec le prédateur PPDA (on ne connaissait
pas sa véritable nature à l’époque), qu’elle n’hésita pas à envoyer bouler bien
comme il faut. Cinématographiquement parlant par contre, bien que peu
cinéphile, je serais bien en peine de citer ne serait-ce qu’un autre film de sa
filmographie en dehors de ce 37°2 le matin, qui fête ses 40 ans cette année. Son
premier rôle et un véritable coup de maître. Elle est sans doute formidable
dans plein d’autres métrages (elle privilégie désormais le circuit indépendant,
fidèle à son esprit « punk ») mais rien n’y fera : elle sera pour
toujours Betty. Qui est ici ce que fût (toutes proportions gardées) la Bardot
du Mépris (film que j’ai par ailleurs détesté) ou ce que sera un an plus tard
Pauline Lafont dans L’été en pente douce : la Femme autour de laquelle la
Terre tourne.
Le DVD que j’ai emprunté à ma
médiathèque municipale proposant la version « sortie ciné » de deux
heures et la version longue de trois heures (!), je me suis tapé cette
dernière. Alors ça commence « mal ». Premier plan (large) :
Anglade et Dalle nus comme des vers en train de baiser sur un lit, l’absence de
pénétration constituant la seule différence notable avec un porno lambda. Au
moins, on n’est pas pris en traitre, Beineix annonce d’emblée la couleur. Plus
loin, il y aura d’autres scènes un peu / beaucoup « olé-olé » :
Dalle embrassant la bite (au repos) d’Anglade, celui-ci lui faisant un cunni ou
pétrissant un imposant sein de Clémentine Célarié qui, elle, se touchera. Par
ailleurs, nos deux tourtereaux seront à poil dans de nombreuses scènes. Pour le
reste, on suit la vie d’aventuriers, éloignée des contingences matérielles, et
la lente descente aux enfers de ce joli couple qui aurait eu tout pour être
heureux si l’obsession, virant à la folie, de Betty pour l’hypothétique carrière
d’écrivain de Zorg et une grossesse avortée n’en avaient décidé autrement. Un
parcours nous permettant de croiser des visages bien connus du cinéma français
comme Gérard Darmon, Clémentine Célarié, Vincent Lindon dans le rôle d’un
gendarme ou Dominique Pinon dans celui d’un dealer. Et de voyager à travers les
paysages et villages de la France mitterrandienne (allez hop, encore une petite
pièce dans le juke-box de la mélancolie nostalgique…) : la Plage des Chalets de
Gruissan (Aude), Marvejols (Lozère) ou encore Narbonne. L’ensemble est
accompagné d’un très joli thème pianistique de Gabriel Yared et se conclut par
un final assez peu crédible (mais c’est du cinéma…) au cours duquel Beineix
nous refait le coup de Vol au-dessus d’un nid de coucou. Gros succès public
(plus de 3,6 millions d’entrées), beaucoup moins chez les critiques, qui ont toujours
boudé Beineix (un seul César, pour l’affiche). Un film pas exceptionnel mais assez
marquant, qui « laisse des traces » même quelques heures voire jours
après son visionnage et qui mérite donc son statut. Du coup, je vais me choper
La lune dans le caniveau et peut-être Diva.
« On s’en fout c’qu’il a
mangé. Tout c’que tu manges, ça finit en merde. » (*)
C’est l’histoire d’un mec, Albert
Spica (Michael Gambon), apparemment un mafieux, qui se rend chaque soir avec sa
femme Georgina (Helen Mirren) et sa bande d’affreux dans le restaurant tenu par
le chef Richard Borst (Richard Bohringer) pour y faire bombance. Lassée de la vulgarité
de son mari, Georgina s’éprend d’un client lui aussi régulier du restaurant, Michael
(Alan Howard).
Ma (relative) frénésie
cinématographique, destinée à rattraper un peu de mon retard en la matière, s’étant
émoussée, mes interventions sur ce blog se feront désormais plus épisodiques, ayant
par ailleurs « d’autres chats à fouetter ». Je me suis laissé tenter
par ce film dont j’avais eu vent (sic) du caractère sulfureux. Il vous faudra
en effet avoir le cœur bien accroché pour vous atteler à son visionnage. Et ce,
dès sa première scène. Un malabar (look Bud Spencer), aidé de quelques acolytes,
immobilisent un pauvre gars sur le capot d’une bagnole, le dénudent et lui
tapissent corps et visage de… matières fécales canines, avant que l’un d’eux ne
lui urine dessus. Le décor est planté. S’ensuit une série de repas dans un
restaurant (chaque jour de la semaine, annoncé par sa carte de menu), où nous
suivons le colosse Michael Gambon, ses hommes de main (parmi lesquels Tim Roth,
avec la voix du doubleur de Bruce Willis) et sa femme Helen Mirren, selon un
immuable rituel : Gambon éructe des insanités, les autres parlent peu et
Mirren a repéré un homme seul lisant à sa table (Alan Howard). Echange de
regards, coup de foudre quasi instantané. Ils se retrouvent aux toilettes pour
faire leur petite affaire et les jours suivants, dans l’arrière-cuisine, avec
la complicité du chef campé par Richard Bohringer. Plus les jours passent, plus
la passion sexuelle (Helen Mirren passe le plus clair de son temps dans son
plus simple appareil, nous dévoilant sa cellulite) et la dégradation de la relation
conjugale vont crescendo. Jusqu’au final où vous devrez endurer deux autres scènes
atroces : gavage par pages de livres et cannibalisme. Picturalement, c’est
très beau (costumes de Jean-Paul Gaultier, décors), de même que le thème
musical de Michael Nyman. Bonnes idées de mise en scène également (quelqu’un ouvre
une porte, écran noir symbolisant le mur puis passage dans la pièce attenante).
Reste à savoir ce qu’a voulu nous dire le réalisateur Peter Greenaway. La
morale (?) est sauve mais pour le reste ? Enième critique de la société de
(sur)consommation, dans la lignée de La grande bouffe (qui, à côté, fait figure
de « petit lait ») ? Possible mais certainement pas que. Des
indices littéraires, que mon inculture crasse ne me permet pas d’identifier,
ont sans doute été disséminés pour nous mettre sur la voie et nous donner des clés
de lecture. Au final, passées les malaisantes (euphémisme…) séquences
scatologiques ou violentes, un film intéressant, à défaut d’être captivant.
« Encore merci et bonne
chance, nous sommes avec vous. »
Réalisation : Jim Abrahams, David
Zucker et Jerry Zucker
Scénario : Jim Abrahams, David
Zucker et Jerry Zucker
Pays : Etats-Unis
Année : 1980
Genre : Comédie, parodie
Avec : Robert Hays, Julie
Hagerty, Lloyd Bridges, Leslie Nielsen, Robert Stack, Peter Graves, Kareem
Abdul-Jabbar.
Synopsis : A Los Angeles, Ted
Striker, ancien pilote de chasse et vétéran traumatisé par un raid désastreux,
monte à bord d’un avion en direction de Chicago dans l’espoir de reconquérir sa
petite amie Elaine Dickinson, hôtesse de l'air sur ce vol. Au cours du voyage,
une intoxication alimentaire rend malades les passagers et les membres de
l'équipage qui ont consommé du poisson. L'avion se retrouve alors sans pilote.
Je clôture avec ce nouveau film
culte ma mini-série consacrée à Leslie Nielsen (à moins que je me tape Agent
zéro zéro un de ces jours) ainsi que la liste des 46 pièces de ma DVDthèque. Le
comédien n’y a pas le premier rôle et n’est ici qu’un maillon parmi une galerie
d’autres personnages incarnés par d’anciennes gloires dans de savoureux
contre-emplois : Robert Stack (série Les Incorruptibles), Peter Graves
(série Mission impossible) ou encore Lloyd Bridges. Dans la distribution
s’insère également, dans le rôle d’un des pilotes, la star de basket Kareem
Abdul-Jabbar, pivot des célèbres Los Angeles Lakers. Sans oublier Stephen
Stucker (décédé du Sida à 38 ans en 1986) en contrôleur aérien efféminé, l’un
des personnages les plus délirants du casting. Mais les deux rôles principaux
sont tenus par Robert Hays et Julie Hagerty, dont l’histoire sentimentale
percute les difficultés rencontrées à bord de ce vol. Les gags de toutes sortes
(en arrière-plan, répliques, non-sens, parodies…) s’enchainent à vive allure. Outre
les films catastrophe du type Airport, sont tournés en dérision Les dents de la
mer (générique du début) et surtout La fièvre du samedisoir, dans l’une des
séquences les plus marquantes (irrésistible Stayin’ Alive). L’ensemble a
forcément un peu vieilli (la musique de fanfare du générique final, celle
mélodramatique et mielleuse lors des saynètes romantiques entre Hays et
Hagerty…) mais cela contribue aussi à son charme. Malgré une durée réduite, à
nouveau inférieure aux 90 minutes généralement de mise pour un long-métrage, Y
a-t-il un pilote dans l’avion ? mérite amplement son statut parmi les
meilleures comédies jamais réalisées. Je n’en dirai en revanche pas tant de sa
« séquelle » de 1982, avec grosso modo les mêmes acteurs principaux
mais sans aucune intervention du trio « ZAZ ».
« Là je ferme les yeux
mais en temps normal, il ne faudrait pas rouler à 125 dans le mauvais sens d’une
rue à sens unique… »
Réalisation : David Zucker
Scénario : Jerry Zucker, Jim
Abrahams, David Zucker et Pat Proft
Pays : Etats-Unis
Année : 1988
Genre : Comédie, policier,
parodie
Avec : Leslie Nielsen, Priscilla
Presley, Ricardo Montalban, George Kennedy, O. J. Simpson.
Synopsis : Frank Drebin est
policier dans la brigade spéciale de Los Angeles. Son meilleur ami et
partenaire Nordberg est gravement blessé et accusé de trafic de drogue. Dès
lors, Frank cherche à savoir qui a voulu le tuer. Son enquête l'amène sur les
traces de Vincent Ludwig, riche homme d'affaires à qui l'on vient de confier la
charge d'organiser la venue de la reine Elisabeth II. Frank fait la rencontre
de l'assistante de Ludwig, Jane Spencer, dont il va tomber amoureux.
Y a-t-il un flic pour sauver
le président ? (1991)
« C’est de l’histoire
ancienne, comme le Parti Démocrate. »
Réalisation : David Zucker
Scénario : David Zucker et Pat
Proft
Pays : Etats-Unis
Année : 1991
Genre : Comédie, policier,
parodie
Avec : Leslie Nielsen, Priscilla
Presley, George Kennedy, O. J. Simpson, Robert Goulet, Richard Griffiths, Anthony
James.
Synopsis : Trois ans après, Frank
et Jane sont séparés. Il la retrouve en tant qu'assistante du professeur
Meinheimer, qui doit prochainement prononcer un discours en faveur des énergies
renouvelables, ce qui n’est pas du goût des magnats du pétrole. Jane s'est
fiancée à Quentin Hapsburg, un homme d’affaires louche.
Y a-t-il un flic pour sauver
Hollywood ? (1994)
« Et puis… tu as tué
personne depuis 6 mois… » - « C’est vrai ! C’est toujours les
p’tites choses qui vous manquent. »
Réalisation : Peter Segal
Scénario : David Zucker, Pat
Proft et Robert LoCash
Pays : Etats-Unis
Année : 1994
Genre : Comédie, policier,
parodie
Avec : Leslie Nielsen, Priscilla
Presley, George Kennedy, Fred Ward, O. J. Simpson, Anna Nicole Smith.
Synopsis : L'inspecteur Frank Drebin est désormais à la retraite. Mais
ses anciens coéquipiers font à nouveau appel à lui. En effet, le criminel Rocco
Dillon prépare un attentat qui aura lieu pendant la cérémonie des Oscars.
Assurément l’une des « franchises » les
plus drôles de l’histoire et qui révéla le potentiel comique de l’acteur Leslie
Nielsen dans le rôle du policier gaffeur Frank Drebin. Les autres acteurs
récurrents de la série sont sa compagne Priscilla Presley (mais pas trop fort
quand même…) et ses coéquipiers George Kennedy et O. J. Simpson (oui, l’ancien
joueur de foot américain disparu en 2024 et ayant défrayé la chronique en 1994
pour le double meurtre de son ex-épouse et l’un de ses amis). Alors, quel volet
est le plus drôle et le plus réussi ? Instinctivement et par habitude, on aurait
tendance à dire le premier mais honnêtement, le trio ZAZ (Jerry Zucker, Jim
Abrahams et David Zucker, diversement impliqués dans les trois films) en avait
suffisamment « sous la semelle » pour nous offrir deux « séquelles »
fort réjouissantes et de qualité. Passons rapidement sur la séquence
introductive du premier volet, aux forts relents « néo-con » de
l’impérialisme yankee et ses croisades évangélistes contre les « forces du
Mal » (invariablement les communistes et les islamistes), où Drebin dézingue
Khomeini (déjà…), Gorbatchev, Yasser Arafat (mouais…), Kadhafi et Amin Dada. Il
doit ensuite faire échouer la tentative d’assassinat de la reine Elisabeth II
par un richissime notable (mémorable final au match de baseball). Autres scènes
marquantes : la course-poursuite à bord de l’auto-école ou
« l’agression à l’aide d’une verge de statue ». Dans le second opus,
Drebin est cette fois aux prises avec un autre businessman véreux, fiancé à Jane
(Presley) et qui lui envisage de remplacer un professeur aux idéaux écologistes
par un sosie bien plus favorable à l’industrie pétrolière. Après la reine
d’Angleterre et les chefs d’Etat du précédent volet, on y retrouve d’autres
sosies : cette vieille ganache de George Bush père et sa grognasse Barbara
(scène introductive hilarante lors du diner à la Maison Blanche). Parmi les
films parodiés ici : la scène de la douche de Psychose et celle de la
poterie dans Ghost (réalisé par Jerry Zucker, une autocitation, donc). Quant au
troisième volet, si l’intrigue policière y est moins élaborée que dans les deux
premiers, les gags restent au niveau (la « banque du sperme », la
prison, tout le final aux Oscars). Là encore, le film débute en fanfare :
parodie de la scène de la gare des Incorruptibles, avec pas moins de quatre landaux
(encore deux sosies : Bill Clinton et le pape Jean-Paul II). Poilant. Autres
clins d’œil cinématographiques : Thelma & Louise, Jurassic Park et les
films d’évasion (L'évadé d'Alcatraz, La grande évasion). Présence au casting d’Anna
Nicole Smith, à la poitrine généreuse et au destin tragique (décès à 39 ans, un
an après celui de son fils de 20 ans). Une trilogie culte à voir et à revoir
pour de bons moments de franche rigolade.