« Est-ce que c’est
possible de vivre seul ? » - « Oui, on s’y habitue très
facilement. »
Une femme qui a du chien…
C’est l’histoire de Giorgio
(Marcello Mastroianni), un peintre qui a décidé de vivre en ermite avec son
chien Melampo sur une île du Sud de la Corse. Sa tranquillité est troublée par
l’arrivée sur l’île de Liza (Catherine Deneuve), magnifique femme blonde qui a
quitté le bateau de ses amis sur un coup de tête. S’attachant à Giorgio, elle
tue Melampo en le faisant nager jusqu’à épuisement puis prend sa place auprès
de son maître, en se délestant de son humanité. Une étrange relation s’établit alors
entre les deux protagonistes.
Quelle connerie, ce film ! Il
ne s’y passe quasiment rien. On ne sait pas de quoi vit ce mec (d’amour et
d’eau fraîche ?) car s’il pêche des poissons, il a aussi du pain, des œufs
et une petite cuisinière ! Et d’elle, on ne sait strictement rien. Pas
bien grave, me direz-vous car l’essentiel est ailleurs. Mais où ? Quoi
qu’il en soit, au bout de 30-40 minutes, l’ambiance passe du
« glamour » au malsain avec tout d’abord le meurtre du clébard puis
la relation sado-maso qui s’instaure entre le couple star (à la ville comme à
la scène et dont le fruit de l’union, Chiara, naquit cette même année 1972). Rester
à genoux ou à quatre pattes, boire dans une gamelle, avoir un collier, aller
chercher le bâton qu’envoie au loin Mastroianni ou lui lécher la joue ou la
main, tout ou presque y passe pour notre pauvre Cathy, par ailleurs toujours
aussi superbe et qui nous dévoile à nouveau un sein (chose assez rare). Déstabilisant
et complètement grotesque. Comme durer une heure trente (la durée typique du
projet bâtard) sur une île avec un postulat si mince n’est pas chose aisée, on
invente une « intrigue » parallèle et Mastroianni doit se rendre à
Paris au chevet de sa femme qui a tenté de se suicider. Deneuve l’y rejoint
alors qu’il le lui a interdit (comment l’a-t-elle retrouvé ? On s’en
branle…). Et ils repartent sur l’île où, après quelques désagréments, une issue
que l’on pressent fatale les attend, leur tentative de s’en échapper étant
vouée à l’échec. A des années-lumière de son successeur La grande bouffe :
les paysages, le couple vedette et c’est marre !














