lundi 13 avril 2026

37°2 le matin (1986), de Jean-Jacques Beineix


« Dans ces boites d’édition, c’est tous des enculés… Je sais d’quoi j’parle… »

Les histoires d’amour finissent mal… en général…

C’est l’histoire de Zorg (Jean-Hugues Anglade), un mec « normal » et bricoleur, maqué avec Béatrice Dalle (Betty) dans un bungalow sur pilotis à Gruissan. Et là, vous vous dites : eh ben le salaud, il en a de la veine ! Pas si vite, la Betty, c’est pas un cadeau tous les jours. On peut même dire qu’elle est complètement chtarbée. Surtout depuis qu’elle s’est mis bille en tête qu’il était un grand écrivain en découvrant par hasard ses écrits…


De Jean-Jacques Beineix, disparu en 2022 à 75 balais, j’ai l’image d’un cinéaste dans la veine d’un Luc Besson (puis un peu plus tard d’un Jean-Pierre Jeunet) : esthétique marquée par le clip et la pub (ici c’est un festival de « placements de produit » : Nescafé, Kronenbourg, Coca, Nesquik…), personnages et situations « décalés », poésie naïve, style un peu « tape-à-l’œil », avec une bonne dose de « provoc ». Des gens « bien de leur époque » (les artificielles années 80), une sorte de nouvelle Nouvelle Vague, appelée « cinéma du look » (citons aussi Léos Carax). Toujours mieux que le cinéma bourgeois à la Podalydès ou le « film de banlieue » dominant actuellement sur nos écrans. Je garde surtout un souvenir ému de son plutôt bon Roselyne et les lions de 1989, seul film que j’avais vu de lui jusqu’ici, tourné en partie dans l’ex-jardin zoologique Longchamp de la cité phocéenne (tout près de mon quartier de résidence des 5 Avenues) et parmi les films de chevet de mon défunt daron.

De Béatrice « les dents du bonheur » Dalle née Cabarrou, j’ai l’image d’une femme… de caractère (on va dire ça comme ça…), totalement imprévisible et difficilement « cernable », capable de se maquer aussi bien avec JoeyStarr qu’avec un militant… d’extrême-droite (!). Et d’applaudir à l'évasion d’un braqueur (Rédoine Faïd)… On se souvient aussi de son mémorable face-à-face télévisuel avec le prédateur PPDA (on ne connaissait pas sa véritable nature à l’époque), qu’elle n’hésita pas à envoyer bouler bien comme il faut. Cinématographiquement parlant par contre, bien que peu cinéphile, je serais bien en peine de citer ne serait-ce qu’un autre film de sa filmographie en dehors de ce 37°2 le matin, qui fête ses 40 ans cette année. Son premier rôle et un véritable coup de maître. Elle est sans doute formidable dans plein d’autres métrages (elle privilégie désormais le circuit indépendant, fidèle à son esprit « punk ») mais rien n’y fera : elle sera pour toujours Betty. Qui est ici ce que fût (toutes proportions gardées) la Bardot du Mépris (film que j’ai par ailleurs détesté) ou ce que sera un an plus tard Pauline Lafont dans L’été en pente douce : la Femme autour de laquelle la Terre tourne.


Le DVD que j’ai emprunté à ma médiathèque municipale proposant la version « sortie ciné » de deux heures et la version longue de trois heures (!), je me suis tapé cette dernière. Alors ça commence « mal ». Premier plan (large) : Anglade et Dalle nus comme des vers en train de baiser sur un lit, l’absence de pénétration constituant la seule différence notable avec un porno lambda. Au moins, on n’est pas pris en traitre, Beineix annonce d’emblée la couleur. Plus loin, il y aura d’autres scènes un peu / beaucoup « olé-olé » : Dalle embrassant la bite (au repos) d’Anglade, celui-ci lui faisant un cunni ou pétrissant un imposant sein de Clémentine Célarié qui, elle, se touchera. Par ailleurs, nos deux tourtereaux seront à poil dans de nombreuses scènes. Pour le reste, on suit la vie d’aventuriers, éloignée des contingences matérielles, et la lente descente aux enfers de ce joli couple qui aurait eu tout pour être heureux si l’obsession, virant à la folie, de Betty pour l’hypothétique carrière d’écrivain de Zorg et une grossesse avortée n’en avaient décidé autrement. Un parcours nous permettant de croiser des visages bien connus du cinéma français comme Gérard Darmon, Clémentine Célarié, Vincent Lindon dans le rôle d’un gendarme ou Dominique Pinon dans celui d’un dealer. Et de voyager à travers les paysages et villages de la France mitterrandienne (allez hop, encore une petite pièce dans le juke-box de la mélancolie nostalgique…) : la Plage des Chalets de Gruissan (Aude), Marvejols (Lozère) ou encore Narbonne. L’ensemble est accompagné d’un très joli thème pianistique de Gabriel Yared et se conclut par un final assez peu crédible (mais c’est du cinéma…) au cours duquel Beineix nous refait le coup de Vol au-dessus d’un nid de coucou. Gros succès public (plus de 3,6 millions d’entrées), beaucoup moins chez les critiques, qui ont toujours boudé Beineix (un seul César, pour l’affiche). Un film pas exceptionnel mais assez marquant, qui « laisse des traces » même quelques heures voire jours après son visionnage et qui mérite donc son statut. Du coup, je vais me choper La lune dans le caniveau et peut-être Diva.      

mercredi 1 avril 2026

Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant (1989), de Peter Greenaway

 

« On s’en fout c’qu’il a mangé. Tout c’que tu manges, ça finit en merde. » (*)

C’est l’histoire d’un mec, Albert Spica (Michael Gambon), apparemment un mafieux, qui se rend chaque soir avec sa femme Georgina (Helen Mirren) et sa bande d’affreux dans le restaurant tenu par le chef Richard Borst (Richard Bohringer) pour y faire bombance. Lassée de la vulgarité de son mari, Georgina s’éprend d’un client lui aussi régulier du restaurant, Michael (Alan Howard).

Ma (relative) frénésie cinématographique, destinée à rattraper un peu de mon retard en la matière, s’étant émoussée, mes interventions sur ce blog se feront désormais plus épisodiques, ayant par ailleurs « d’autres chats à fouetter ». Je me suis laissé tenter par ce film dont j’avais eu vent (sic) du caractère sulfureux. Il vous faudra en effet avoir le cœur bien accroché pour vous atteler à son visionnage. Et ce, dès sa première scène. Un malabar (look Bud Spencer), aidé de quelques acolytes, immobilisent un pauvre gars sur le capot d’une bagnole, le dénudent et lui tapissent corps et visage de… matières fécales canines, avant que l’un d’eux ne lui urine dessus. Le décor est planté. S’ensuit une série de repas dans un restaurant (chaque jour de la semaine, annoncé par sa carte de menu), où nous suivons le colosse Michael Gambon, ses hommes de main (parmi lesquels Tim Roth, avec la voix du doubleur de Bruce Willis) et sa femme Helen Mirren, selon un immuable rituel : Gambon éructe des insanités, les autres parlent peu et Mirren a repéré un homme seul lisant à sa table (Alan Howard). Echange de regards, coup de foudre quasi instantané. Ils se retrouvent aux toilettes pour faire leur petite affaire et les jours suivants, dans l’arrière-cuisine, avec la complicité du chef campé par Richard Bohringer. Plus les jours passent, plus la passion sexuelle (Helen Mirren passe le plus clair de son temps dans son plus simple appareil, nous dévoilant sa cellulite) et la dégradation de la relation conjugale vont crescendo. Jusqu’au final où vous devrez endurer deux autres scènes atroces : gavage par pages de livres et cannibalisme. Picturalement, c’est très beau (costumes de Jean-Paul Gaultier, décors), de même que le thème musical de Michael Nyman. Bonnes idées de mise en scène également (quelqu’un ouvre une porte, écran noir symbolisant le mur puis passage dans la pièce attenante). Reste à savoir ce qu’a voulu nous dire le réalisateur Peter Greenaway. La morale (?) est sauve mais pour le reste ? Enième critique de la société de (sur)consommation, dans la lignée de La grande bouffe (qui, à côté, fait figure de « petit lait ») ? Possible mais certainement pas que. Des indices littéraires, que mon inculture crasse ne me permet pas d’identifier, ont sans doute été disséminés pour nous mettre sur la voie et nous donner des clés de lecture. Au final, passées les malaisantes (euphémisme…) séquences scatologiques ou violentes, un film intéressant, à défaut d’être captivant.

(*) Imparable, en effet…😄

jeudi 19 mars 2026

Cycle Leslie Nielsen (3) : Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (1980), de Jim Abrahams, David et Jerry Zucker

 

« Encore merci et bonne chance, nous sommes avec vous. »

Réalisation : Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker

Scénario : Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker

Pays : Etats-Unis

Année : 1980

Genre : Comédie, parodie

Avec : Robert Hays, Julie Hagerty, Lloyd Bridges, Leslie Nielsen, Robert Stack, Peter Graves, Kareem Abdul-Jabbar.

Synopsis : A Los Angeles, Ted Striker, ancien pilote de chasse et vétéran traumatisé par un raid désastreux, monte à bord d’un avion en direction de Chicago dans l’espoir de reconquérir sa petite amie Elaine Dickinson, hôtesse de l'air sur ce vol. Au cours du voyage, une intoxication alimentaire rend malades les passagers et les membres de l'équipage qui ont consommé du poisson. L'avion se retrouve alors sans pilote.

Je clôture avec ce nouveau film culte ma mini-série consacrée à Leslie Nielsen (à moins que je me tape Agent zéro zéro un de ces jours) ainsi que la liste des 46 pièces de ma DVDthèque. Le comédien n’y a pas le premier rôle et n’est ici qu’un maillon parmi une galerie d’autres personnages incarnés par d’anciennes gloires dans de savoureux contre-emplois : Robert Stack (série Les Incorruptibles), Peter Graves (série Mission impossible) ou encore Lloyd Bridges. Dans la distribution s’insère également, dans le rôle d’un des pilotes, la star de basket Kareem Abdul-Jabbar, pivot des célèbres Los Angeles Lakers. Sans oublier Stephen Stucker (décédé du Sida à 38 ans en 1986) en contrôleur aérien efféminé, l’un des personnages les plus délirants du casting. Mais les deux rôles principaux sont tenus par Robert Hays et Julie Hagerty, dont l’histoire sentimentale percute les difficultés rencontrées à bord de ce vol. Les gags de toutes sortes (en arrière-plan, répliques, non-sens, parodies…) s’enchainent à vive allure. Outre les films catastrophe du type Airport, sont tournés en dérision Les dents de la mer (générique du début) et surtout La fièvre du samedi soir, dans l’une des séquences les plus marquantes (irrésistible Stayin’ Alive). L’ensemble a forcément un peu vieilli (la musique de fanfare du générique final, celle mélodramatique et mielleuse lors des saynètes romantiques entre Hays et Hagerty…) mais cela contribue aussi à son charme. Malgré une durée réduite, à nouveau inférieure aux 90 minutes généralement de mise pour un long-métrage, Y a-t-il un pilote dans l’avion ? mérite amplement son statut parmi les meilleures comédies jamais réalisées. Je n’en dirai en revanche pas tant de sa « séquelle » de 1982, avec grosso modo les mêmes acteurs principaux mais sans aucune intervention du trio « ZAZ ».    

mardi 17 mars 2026

Cycle Leslie Nielsen (2) : la trilogie Y a-t-il un flic…

 

Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (1988)

« Là je ferme les yeux mais en temps normal, il ne faudrait pas rouler à 125 dans le mauvais sens d’une rue à sens unique… »

Réalisation : David Zucker

Scénario : Jerry Zucker, Jim Abrahams, David Zucker et Pat Proft

Pays : Etats-Unis

Année : 1988

Genre : Comédie, policier, parodie

Avec : Leslie Nielsen, Priscilla Presley, Ricardo Montalban, George Kennedy, O. J. Simpson.

Synopsis : Frank Drebin est policier dans la brigade spéciale de Los Angeles. Son meilleur ami et partenaire Nordberg est gravement blessé et accusé de trafic de drogue. Dès lors, Frank cherche à savoir qui a voulu le tuer. Son enquête l'amène sur les traces de Vincent Ludwig, riche homme d'affaires à qui l'on vient de confier la charge d'organiser la venue de la reine Elisabeth II. Frank fait la rencontre de l'assistante de Ludwig, Jane Spencer, dont il va tomber amoureux.


Y a-t-il un flic pour sauver le président ? (1991)

« C’est de l’histoire ancienne, comme le Parti Démocrate. »

Réalisation : David Zucker

Scénario : David Zucker et Pat Proft

Pays : Etats-Unis

Année : 1991

Genre : Comédie, policier, parodie

Avec : Leslie Nielsen, Priscilla Presley, George Kennedy, O. J. Simpson, Robert Goulet, Richard Griffiths, Anthony James.

Synopsis : Trois ans après, Frank et Jane sont séparés. Il la retrouve en tant qu'assistante du professeur Meinheimer, qui doit prochainement prononcer un discours en faveur des énergies renouvelables, ce qui n’est pas du goût des magnats du pétrole. Jane s'est fiancée à Quentin Hapsburg, un homme d’affaires louche.


Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ? (1994)

« Et puis… tu as tué personne depuis 6 mois… » - « C’est vrai ! C’est toujours les p’tites choses qui vous manquent. »

Réalisation : Peter Segal

Scénario : David Zucker, Pat Proft et Robert LoCash

Pays : Etats-Unis

Année : 1994

Genre : Comédie, policier, parodie

Avec : Leslie Nielsen, Priscilla Presley, George Kennedy, Fred Ward, O. J. Simpson, Anna Nicole Smith.

Synopsis : L'inspecteur Frank Drebin est désormais à la retraite. Mais ses anciens coéquipiers font à nouveau appel à lui. En effet, le criminel Rocco Dillon prépare un attentat qui aura lieu pendant la cérémonie des Oscars.


Assurément l’une des « franchises » les plus drôles de l’histoire et qui révéla le potentiel comique de l’acteur Leslie Nielsen dans le rôle du policier gaffeur Frank Drebin. Les autres acteurs récurrents de la série sont sa compagne Priscilla Presley (mais pas trop fort quand même…) et ses coéquipiers George Kennedy et O. J. Simpson (oui, l’ancien joueur de foot américain disparu en 2024 et ayant défrayé la chronique en 1994 pour le double meurtre de son ex-épouse et l’un de ses amis). Alors, quel volet est le plus drôle et le plus réussi ? Instinctivement et par habitude, on aurait tendance à dire le premier mais honnêtement, le trio ZAZ (Jerry Zucker, Jim Abrahams et David Zucker, diversement impliqués dans les trois films) en avait suffisamment « sous la semelle » pour nous offrir deux « séquelles » fort réjouissantes et de qualité. Passons rapidement sur la séquence introductive du premier volet, aux forts relents « néo-con » de l’impérialisme yankee et ses croisades évangélistes contre les « forces du Mal » (invariablement les communistes et les islamistes), où Drebin dézingue Khomeini (déjà…), Gorbatchev, Yasser Arafat (mouais…), Kadhafi et Amin Dada. Il doit ensuite faire échouer la tentative d’assassinat de la reine Elisabeth II par un richissime notable (mémorable final au match de baseball). Autres scènes marquantes : la course-poursuite à bord de l’auto-école ou « l’agression à l’aide d’une verge de statue ». Dans le second opus, Drebin est cette fois aux prises avec un autre businessman véreux, fiancé à Jane (Presley) et qui lui envisage de remplacer un professeur aux idéaux écologistes par un sosie bien plus favorable à l’industrie pétrolière. Après la reine d’Angleterre et les chefs d’Etat du précédent volet, on y retrouve d’autres sosies : cette vieille ganache de George Bush père et sa grognasse Barbara (scène introductive hilarante lors du diner à la Maison Blanche). Parmi les films parodiés ici : la scène de la douche de Psychose et celle de la poterie dans Ghost (réalisé par Jerry Zucker, une autocitation, donc). Quant au troisième volet, si l’intrigue policière y est moins élaborée que dans les deux premiers, les gags restent au niveau (la « banque du sperme », la prison, tout le final aux Oscars). Là encore, le film débute en fanfare : parodie de la scène de la gare des Incorruptibles, avec pas moins de quatre landaux (encore deux sosies : Bill Clinton et le pape Jean-Paul II). Poilant. Autres clins d’œil cinématographiques : Thelma & Louise, Jurassic Park et les films d’évasion (L'évadé d'Alcatraz, La grande évasion). Présence au casting d’Anna Nicole Smith, à la poitrine généreuse et au destin tragique (décès à 39 ans, un an après celui de son fils de 20 ans). Une trilogie culte à voir et à revoir pour de bons moments de franche rigolade.

dimanche 15 mars 2026

Cycle Leslie Nielsen (1) : Le détonateur (1998), de Pat Proft

 

« Je trouve que ce chien a un museau très surprenant. » - « C’est parce que vous regardez ses fesses… »

C’est l’histoire de Ryan Harrison (Leslie Nielsen), violoniste de renommée mondiale. Il est embarqué dans un complot où une admiratrice (Kelly LeBrock) lui fait porter la responsabilité du meurtre de son mari (Michael York), qui avait découvert qu’elle projetait d’assassiner le secrétaire général de l’ONU. Condamné à mort, Harrison parvient à s’échapper lors d’un transfert de prisonniers. Le lieutenant Fergus Hall (Richard Crenna) se lance à sa poursuite.

Faut wigoler ! Putain, t’as raison, surtout en ce moment où tous les voyants sont au rouge (Recherche bonnes nouvelles désespérément…). Et quoi de mieux pour cela qu’un film avec Leslie Nielsen, acteur canadien qui se révéla sur le tard dans un registre comique grâce à la série de films des Y a-t-il… ? La recette est connue : humour potache, régressif et nonsensique, parodies de films, gags en arrière-plan. Elle est réutilisée ici, avec plus ou moins de bonheur. Durant moins que les 90 minutes réglementaires et mis en boite par le néophyte Pat Proft (qui ne récidivera pas…), ça sent le truc bâclé. « L’intrigue » n’a aucun sens, le scénario ne s’embarrasse d’aucun souci de vraisemblance et n’est qu’un prétexte à l’enchainement de gags et de parodies de grands succès cinématographiques. On se délectera notamment de celles d’Usual Suspects, de Mission Impossible, de La mort aux trousses et du Fugitif, ce dernier fournissant la trame scénaristique du métrage, avec Richard Crenna dans le rôle du flic fûté incarné par Tommy Lee Jones dans l’original. La voix de doublage de Leslie Nielsen n’est malheureusement pas adéquate, son doubleur habituel Jean-Claude Michel n'étant pas disponible pour des raisons médicales (il décèdera d’ailleurs un an plus tard). Au final, un moment sympatoche mais clairement en deçà des Y a-t-il un flic (ou un pilote)