« T’as un problème avec
la moitié du monde et j’en fais partie et ça m’fait chier ! »
C’est l’histoire de deux flics non
pas à Miami mais à Los Angeles, le vieux sage et proche de la retraite Bob
Hodges (Robert Duvall) et Danny « Pacman » McGavin (Sean Penn), un jeune
impétueux récemment enrôlé (tiens, ça ne vous rappelle rien ?), qui sont
contraints de faire équipe. Tous deux font des rondes dans les rues et sont
confrontés à la guerre des gangs qui fait rage entre les Crips et les Bloods.
Je n’aime pas l’Amérique, son
histoire et son « rêve » baignant dans la violence, je n’aime pas
les flics, à fortiori américains (précisons d’emblée : ceux qui jouent aux
cowboys et se croient au-dessus des lois, c’est-à-dire, j’ose l’espérer, une petite
minorité d’entre eux), je n’aime pas Hopper en réalisateur (Easy Rider et Hot
Spot m’avaient passablement niflé) et la culture rap m’est totalement étrangère
et le restera probablement pour toujours. Pourquoi ce Colors, alors ? Ben
sur les conseils d’un blogueur (Ranxzevox, pour ne pas le nommer) et parce qu’après
une intense période de « mise à jour » cinématographique, je ne sais
plus trop à quel saint me vouer… En ce moment, je suis plutôt dans une phase « musique
et voyages » et je ne suis pas loin de faire mienne la réplique d’une barmaid
dans le Grosse fatigue de Michel Blanc : « moi, le cinéma, ça m’fait
chier ! » 😄. Alors, qu’est-ce qu’il en retourne ? Cet univers ne
me « parlant » pas, je suis resté un peu à distance de cette
histoire, sorte de chronique sociale et policière du Los Angeles de cette fin
des « années Reagan ». Rien de caricatural (les flics et les voyous de
ces gangs étant de base des caricatures d’eux-mêmes) ou de manichéen ici mais quelques
clichés : les deux flics que tout oppose (caractère, génération), on a
déjà vu ça avant et on le reverra plus tard (coucou L’arme fatale et Seven !). Toutes les « figures
imposées » auxquelles on s’attend sont présentes : la bavure, les
règlements de compte, les interpellations musclées après course-poursuite, les
deux flics dans leur vie privée… Robert Duvall (décédé en février dernier à 95
balais) et Sean Penn, qui « roulent des mécaniques » chacun à leur
façon, trouvent ici des rôles correspondant parfaitement à leur style
respectif et à ce qu’ils étaient dans la vie. L’un des deux clamsera à la fin, lequel sera-ce ?
Je n’évente pas le suspense. La bande-son, signée par un Herbie Hancock alors à
fond dans sa période électro-funk (assurément le « nadir » de sa carrière,
à l’instar du Bowie de la même époque. Décidément, les 80’s…), n’aura pas
davantage contribué à soulever mon enthousiasme. Las.














