« Cet enfoiré voit plus
de chattes qu’une lunette de chiotte… »
C’est l’histoire… euh, faisons
« simple », d’un mec, saxophoniste (Bill Pullman, inquiétant) et de
sa meuf (Patricia Arquette, quel… « morceau »). Ils reçoivent des
cassettes vidéo anonymes de leur domicile (oui, comme dans le postérieur Caché
d’Haneke…), aussi bien vu de l’extérieur que de l’intérieur. Ce qui subodore
donc que quelqu’un s’est introduit chez eux. Ils font appel à la police, qui ne
leur est d’aucun secours. C’est alors qu’un matin, le type découvre sa femme morte.
Il est inculpé et condamné à mort.
Bon, ben voilà… Il y a des films
dont les minutes paraissent (par instants) des heures. Lost Highway est de
ceux-là. Si je vous dis que j’ai rien pigé, vous ne trouverez pas ça très
original étant donné que personne n’a pigé quoi que ce soit à cette histoire. A
part les quarante-cinq premières minutes (les meilleures), qui suivent le
synopsis décrit plus haut. Après, on largue les amarres vers le surnaturel. Mais
vous me direz : doit-on nécessairement piger ? C’est vrai ça, après
tout, on peut aussi simplement se laisser porter par l’ambiance et les images. Et
là, indéniablement, Lynch sait y faire pour ce qui est d’installer un climat et
une esthétique de film noir, avec ses personnages déjantés et/ou mystérieux,
agrémentés d’une musique ad hoc (plutôt rock : David Bowie, Marilyn
Manson, Rammstein, Nine Inch Nails, The Smashing Pumpkins). Et parce qu’il en
faut toujours en pareil cas, un peu de violence et de cul (ah, Patricia, des
rondeurs juste ce qu’il faut là où il faut, miam miam…), comme dans Blue Velvet et Sailor et
Lula. Plus un exercice de style et une « expérience », on va dire,
comme Mulholland Drive quelques années plus tard. Toutefois pas vraiment ma
tasse de thé…



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