dimanche 22 février 2026

Lost Highway (1997), de David Lynch

 

« Cet enfoiré voit plus de chattes qu’une lunette de chiotte… »

C’est l’histoire… euh, faisons « simple », d’un mec, saxophoniste (Bill Pullman, inquiétant) et de sa meuf (Patricia Arquette, quel… « morceau »). Ils reçoivent des cassettes vidéo anonymes de leur domicile (oui, comme dans le postérieur Caché d’Haneke…), aussi bien vu de l’extérieur que de l’intérieur. Ce qui subodore donc que quelqu’un s’est introduit chez eux. Ils font appel à la police, qui ne leur est d’aucun secours. C’est alors qu’un matin, le type découvre sa femme morte. Il est inculpé et condamné à mort.

Bon, ben voilà… Il y a des films dont les minutes paraissent (par instants) des heures. Lost Highway est de ceux-là. Si je vous dis que j’ai rien pigé, vous ne trouverez pas ça très original étant donné que personne n’a pigé quoi que ce soit à cette histoire. A part les quarante-cinq premières minutes (les meilleures), qui suivent le synopsis décrit plus haut. Après, on largue les amarres vers le surnaturel. Mais vous me direz : doit-on nécessairement piger ? C’est vrai ça, après tout, on peut aussi simplement se laisser porter par l’ambiance et les images. Et là, indéniablement, Lynch sait y faire pour ce qui est d’installer un climat et une esthétique de film noir, avec ses personnages déjantés et/ou mystérieux, agrémentés d’une musique ad hoc (plutôt rock : David Bowie, Marilyn Manson, Rammstein, Nine Inch Nails, The Smashing Pumpkins). Et parce qu’il en faut toujours en pareil cas, un peu de violence et de cul (ah, Patricia, des rondeurs juste ce qu’il faut là où il faut, miam miam…), comme dans Blue Velvet et Sailor et Lula. Plus un exercice de style et une « expérience », on va dire, comme Mulholland Drive quelques années plus tard. Toutefois pas vraiment ma tasse de thé…   

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