lundi 23 février 2026

Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance (2017), de Martin McDonagh


C’est l’histoire d’une nana (Frances McDormand), elle a perdu sa fille, violée et assassinée (violons…). Mais sept mois après, l’enquête est toujours au point mort. Comme elle a remarqué trois panneaux publicitaires vierges dans son patelin, elle les loue et y fait inscrire : « VIOLÉE ENCORE AGONISANTE », « ET TOUJOURS PAS D'ARRESTATION ? » et « POURQUOI, CHEF WILLOUGHBY ? ». Willoughby (Woody Harrelson), c’est le chef de la police locale, papa de deux chérubines et atteint d’un cancer en phase terminale (violons…). Il a sous ses ordres Dixon (Sam Rockwell), un policier raciste et brutal (bingo, j’en étais sûr !).

Bardé de récompenses (meilleur scénario à la Mostra de Venise, 4 Golden Globes, 2 Oscars, dont meilleure actrice pour Frances McDormand, que je préférais malgré tout en flic enceinte dans Fargo ou se grattant les fesses dans Short Cuts…), Three Billboards… est pourtant un empilement de clichés et de caricatures. Plus on avance dans le film, plus on « coche de cases » et on en arrive à un « strike » : le flic raciste, l’allusion aux prêtres pédophiles, la « mère courage » battante qui s’est forgée une carapace et qui du coup manque d’empathie et se montre rude envers autrui… Sans oublier la rédemption (z’adorent ça, les Ricains…) : il a suffi de deux lettres posthumes de Willoughby pour que le « mec bien, ‘achement humain » qui sommeillait dans le beauf brutal se réveille enfin et pour que la revêche endurcie (re)devienne plus humaine. Le film a subi les foudres des « droitardés mentaux », qui y ont vu un énième film de propagande « woke » ourdi par les « illuminatis mondialistes maçonniques Démoncrates » (sic), ce qui aurait dû contribuer à me le rendre sympathique. Mais le fait est qu’il utilise de trop grosses ficelles pour susciter l’émotion et s’avère assez prévisible dans son déroulé.    

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