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American Gigolo (1980), de Paul Schrader

 

« La loi n’a pas toujours raison. Les hommes font les lois, ils sont parfois méchants. Ou stupides. Ou jaloux. »

« Je f’rai des passes de pédé, des partouzes. Je ferai tout ce que tu veux maintenant, Leon ! »

C’est l’histoire d’un mec, Julian Kay (Richard Gere), qui fait le plus beau métier du monde (pour un mec) à Los Angeles : escort boy ou gigolo, si vous préférez. Via son entremetteuse, il fait surtout les femmes « d’un certain âge » de la haute société. Mais il lui arrive aussi de dépanner le réseau de Leon (Bill Duke), aux demandes plus, comment dire, sulfureuses. C’est dans ce cadre qu’il se livre à une prestation SM sur l’épouse d’un financier voyeur. Quelques jours après, il apprend que cette femme a été assassinée. Très vite, les soupçons de l'inspecteur Sunday (Hector Elizondo) se portent sur lui : on cherche manifestement à lui faire porter le chapeau. Pour ne rien arranger, l’épouse délaissée d’un sénateur, Michelle Stratton (Lauren Hutton), s’est entichée de lui.

En 1990, Richard Gere, dans le rôle d’un business man, se payait une pute nommée Julia Roberts (Pretty Woman). Dix ans plus tôt, c’est lui qui faisait la pute. C’est au son du tube Call me du groupe Blondie de Debbie Harry (coécrit avec le sorcier du disco Giorgio Moroder, qui signe la B.O) et à bord de sa rutilante décapotable que le beau Richard entre de plain-pied dans les délétères « années Reagan » (élu en cette fin 1980 40ème président des « States »), où le mot d’ordre sera désormais de faire du pognon pour « Make America Great Again » (l’histoire est un éternel recommencement…). Et tant pis pour ceux qui ne suivront pas la cadence. Sex (beaucoup), drugs (un peu) et rock n’roll, costards Armani et chaines HiFi dernier cri à gogo ! A l’écran, cela reste pourtant très sage. On voit très peu Gere dans l’exercice de sa « profession », tout est suggéré, même si un plan pas très rapproché le montre nu à sa fenêtre, plutôt de dos (on aperçoit toutefois son appareil génital…). Et Lauren Hutton nous dévoile sa poitrine. Après un départ plutôt intéressant, le temps de « planter le décor », l’intrigue policière patine assez vite, de même que la bluette entre Gere et Hutton, et on s’ennuie. Avec Paul Schrader (collaborateur, entre autres, de Scorsese, De Palma et Spielberg) aux manettes et un tel sujet, je m’attendais à mieux. En somme, cet American Gigolo ne m’a pas fait… grimper aux rideaux…

Pretty Woman (1990), de Garry Marshall

 

« J’suis du tout cuit. »

Réalisation : Garry Marshall

Scénario : Jonathan Frederick Lawton

Pays : Etats-Unis

Année : 1990

Genre : romance

Avec : Richard Gere, Julia Roberts, Ralph Bellamy, Jason Alexander, Héctor Elizondo, Laura San Giacomo.

Synopsis : Edward Lewis, richissime homme d'affaires rachetant des sociétés en difficulté en vue de les revendre après les avoir dépecées (un Tapie puissance 10 donc, puisque ricain…), se perd sur Hollywood Boulevard après avoir quitté une soirée où il s’ennuyait à mourir. Il demande alors son chemin à Vivian, une jeune prostituée.

Pourquoi ? Parce que c’est le film qui révéla Julia « Big mouth » Roberts. Parce que Richard Gere (et plutôt bien). Parce que si j’aime le cul, je peux aussi être « fleur bleue » (d’ailleurs, je ne vois pas en quoi ce serait antinomique). Pour l’irrésistible chanson éponyme de Roy Orbison. Et encore et toujours parce que « Madeleine de Proust » (ça y est, je me remet à chialer sur mon insouciance perdue…).