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Les Incorruptibles (1987), de Brian De Palma

 

Réalisation : Brian De Palma

Scénario : David Mamet (d'après le livre The Untouchables d'Eliot Ness), Oscar Fraley et Paul Robsky

Pays : Etats-Unis

Année : 1987

Genre : policier, thriller, historique

Avec : Kevin Costner, Sean Connery, Charles Martin Smith, Andy García, Robert De Niro.

Synopsis : Chicago, 1930. Eliot Ness, jeune agent fédéral idéaliste, engage Jim Malone, vieux policier d'origine irlandaise, George Stone, un excellent tireur d’origine italienne et Oscar Wallace, un comptable. Ensemble, ils forment un groupe surnommé « Les Incorruptibles » et tentent de mettre fin aux agissements du criminel Al Capone.

Pourquoi ? Pour le casting, entre « jeunes loups » (Costner, Garcia) et « vieille garde » (Connery, De Niro), l’histoire et la mise en scène, avec notamment la mythique scène du landau dévalant le grand escalier de la gare de Chicago (inspirée d’une scène du Cuirassé Potemkine et parodiée dans un opus de la série des Y a-t-il un flic… ?). Décidément, les gares inspirent De Palma (cf. la scène finale de L’impasse)…

Deep Impact (1998), de Mimi Leder

 

« Faut voir le bon côté des choses : on aura tous un collège à notre nom… »

C’est l’histoire d’une comète qui se dirige droit vers les USA et menace de détruire la vie sur Terre (sûrement un coup des communistes ou des islamistes…). Qu’à cela ne tienne, le président du Monde Libre Beck (Morgan Freeman) annonce qu'un gigantesque refuge souterrain a été créé dans le Missouri et qu'un million de personnes soigneusement sélectionnées (sic) pourront s'y abriter pendant deux ans, le temps que le nuage de poussière s'estompe (ouais ben, c’est odieux pour les autres, comme dirait Jean-Claude Dusse…). Parallèlement, la mission spatiale Messie (re-sic), avec à sa tête Spurgeon Tanner (Robert Duvall), va tenter de détruire la comète à l’aide d’armes nucléaires.

Bravo et merci à Mimi Leder d’exalter ici de bien « saines » valeurs (le courage, le sacrifice, la Patrie, la Famille hétérosexuelle procréatrice, la soumission à l’autorité et à Dieu Tout-Puissant), loin du nihilisme et de la dépravation gauchistes. Et visionnaire, avec ça : dix ans avant l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, le président des « States » est un nèg… euh, pardon, un Noir (seule concession au « wokisme » alors inexistant, en tous cas sous cette appellation). Bon, pour les scènes de tsunami, Mimi a filmé des Lego et des Playmobil dans sa baignoire. Si caricatural que ça en devient involontairement comique… 

Hot Spot (1990), de Dennis Hopper

 

C’est l’histoire d’Harry Madox (Don Johnson, oui, le mec de la série Deux flics à Miami), qui débarque dans une petite ville du Texas pour en dévaliser la banque. Il se fait rapidement embaucher comme vendeur de voitures chez un concessionnaire. Gloria (Jennifer Connelly), la comptable de l’entreprise et Dolly (Virginia Madsen), l’épouse de son patron, ne le laissent pas indifférent. Et c’est réciproque…

Terrible déception que ce film « noir » et « brûlant » (???)… Don Johnson est ce qu’il est convenu d’appeler un « chad », c’est-à-dire un « mâle dominant ». Ce qui signifie qu’il possède un grand pouvoir d’attraction sur la gente féminine. Ainsi, Jennifer Connelly et Virginia Madsen (sœur de Michael, tout récemment disparu) lui mettent le grappin dessus. Ou / et inversement. Le script avait pourtant tous les ingrédients nécessaires pour accoucher d’un bon film. Quel est le problème, alors ? Le rythme, essentiellement. Le film fait deux heures mais il en paraît davantage, ça se traine. Johnson « butine » donc de la douce brunette Gloria (Connelly) à la blonde volcanique Dolly (Madsen). Avec laquelle finira-t-il ? Vous le saurez si vous avez la patience d’aller au bout de ces 120 minutes et quelques, entre hold-up (presque) parfait, manipulations et accouplements torrides (mais pas trop). Même la bande originale, entre la guitare du bluesman John Lee Hooker et la trompette du grand Miles, toutes deux en sourdine, n’aura pas pu soulever mon enthousiasme…