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Un poisson nommé Wanda (1988), de Charles Crichton

 

« A partir de demain, nous n’aurons plus à chercher du travail. Et le travail n’aura plus à nous chercher. Oscar Wilde. »

Réalisation : Charles Crichton

Scénario : John Cleese et Charles Crichton

Pays : Royaume-Uni, Etats-Unis

Année : 1988

Genre : comédie

Avec : John Cleese, Jamie Lee Curtis, Kevin Kline, Michael Palin, Maria Aitken, Tom Georgeson.

Synopsis : Quatre malfrats de petite envergure font une attaque à main armée et dérobent des diamants : le meneur de la bande George, sa compagne Wanda, Ken, bègue et ami des animaux et Otto, limité intellectuellement et amant de Wanda mais se faisant passer pour son frère. Le vol se déroule sans accroc mais ils manquent d’écraser une vieille femme, qui voit alors le visage de George. Une fois le butin planqué, Wanda et Otto dénoncent George à la police, qui l’incarcère. Allant récupérer les diamants, les deux amants constatent que George, avec la complicité de Ken, les a déplacés et cachés en lieu sûr.

Pourquoi ? Alors certes, il a peut-être un peu vieilli mais on rigole toujours autant devant les aventures de ces « pieds nickelés » hauts en couleur : les Monty Python John Cleese en avocat guindé se dévergondant et Michael Palin en bègue ami des animaux, Jamie Lee Curtis, usant de ses charmes et semblant n’atteindre le « septième ciel » que lorsque son amant s’exprime en langue étrangère et enfin Kevin Kline, ne supportant pas qu’on le traite de « débile » bien qu’il le soit. Il y a quelques scènes qu’on pourrait qualifier de « dures » si tout ceci n’était pas que pour rire : lorsque Palin échoue à maintes reprises dans sa tentative d’éliminer la vieille femme, tuant à chaque fois accidentellement l’un de ses chiens, avant de finalement parvenir à ses fins par crise cardiaque ; et lorsque Kline interroge ce même Palin, ligoté et en pleurs, pour lui soutirer l’endroit où George a caché les diamants et mange ses petits poissons d’aquarium quand il n’obtient pas satisfaction. A mourir de rire (au sens propre pour un certain Ole Bentzen, orthophoniste danois, en 1989).

Je finis l’année sur cette comédie culte, avant les fêtes que je vous souhaite bonnes et un petit séjour à Genève. A 2026 !

True Lies (1994), de James Cameron

 

C’est l’histoire d’un agent secret mais qui pour sa femme et sa fille n’est qu’un simple représentant de commerce en informatique. Du coup, son épouse s’ennuie à mourir dans cette vie trop rangée et elle se laisse séduire, sans pour autant le tromper, par un vendeur de voitures minable qui se fait passer pour… un espion. L’apprenant, notre homme va la mettre sur écoute et la prendre en filature grâce aux moyens de son agence de lutte anti-terroriste. Sa vie privée va alors se trouver mêlée à sa mission.

C’est l’histoire d’un avion qui dézingue une tour. Tiens, ça me rappelle quelque chose, ça… Oussama a dû prendre des notes…

C’est l’histoire du remake d’un film français (La totale ! de Claude Zidi avec Thierry Lhermitte, Miou-Miou et Eddy Mitchell) qui plagiait lui-même un scénario d’un certain Lucien Lambert. Zidi et Cameron ont donc logiquement été condamnés et Zidi aurait également dû rembourser à Cameron la somme que celui-ci devait verser au plaignant (pfiou, c’est compliqué, la Justice, des fois…). Mais Lambert ayant menti au tribunal, la procédure a pris fin.

Y’a qui, dedans ? « Schwarzy », notre « Américain avant d’être Républicain » (« Ce sera encore quatre années de conneries (bullshit) sans aucun résultat », avec Trump, NDLR), Jamie Lee Curtis (son épouse), Tom Arnold (son coéquipier) et Bill Paxton (l’escroc).

Et c’est bien ? Film d’action typique de la « grande époque » (celle où nous étions jeunes), avec Schwarzenegger à son « climax ». 1994, les méchants, ce ne sont plus les Russes (le Mur est tombé cinq ans auparavant) mais (déjà) les « barbus »… encouragés par les Ricains pour contrer… ces mêmes « ruskoffs » en Afghanistan dans les années 80. Toute l’histoire des Etats-Unis est résumée là-dedans… On a donc droit à un truc bien caricatural et bas du front dans le genre. Nous n’avons alors plus qu’à laisser notre cerveau au vestiaire et nous délecter des scènes d’action, hyper-méga-impressionnantes of course, de l’humour (lui aussi au ras des pâquerettes, cf. l’humiliation du pauvre type se faisant passer pour un espion, qui en pisse dans son froc) et du striptease (non intégral) de Jamie Lee Curtis. Adapté en série télévisée depuis 2023.

Lunettes-caméra : oui

Sérum de vérité : oui

Femme à poil : non mais presque