Chroniques de films, au fil de mes (re)découvertes. Aucune connaissance technique ou historique sur le cinéma, juste des ressentis. Si cela vous donne envie de (re)voir ces films, c'est déjà ça...
C’est l’histoire d’une meuf, Carol
White (Julianne Moore), elle a tout pour être heureuse : un mari, un
beau-fils, une belle baraque, des amies. Ben pourtant, non. Déjà, elle ne
ressent rien quand son bonhomme la tringle (première scène). Puis, elle
développe une hypersensibilité à toutes sortes de produits chimiques et est
sujette à des crises de plus en plus fréquentes. Sans solution médicale, elle
se tourne vers des thérapies holistiques.
L’air qu’on respire, la bouffe
qu’on ingurgite, le stress, tout cela influe sur notre santé et la santé, c’est
important. Primordial même, il me semble. Pourtant, on n’entend guère nos baltringues d'hommes « politichinelles » en parler, en particulier ceux situés les
plus à droite sur l’échiquier, les Bardella, Ciotti, Zemmour, Retailleau et
compagnie (par exemple, avez-vous déjà entendu les mots « perturbateur
endocrinien » dans la bouche du Fantomas nissard ou du chouan vendéen ?),
trop occupés à gloser sur leur obsession des « 4 I » (Insécurité, Immigration,
Islam, Impôts). Enfin, à chacun ses priorités…
Safe (vu en V.O, pas de VF) traite donc de notre environnement, du monde
moderne, de comment il nous agresse et nous détruit à petit feu. Un film extrêmement contemporain. Il se
divise en deux parties. Dans la première, Julianne Moore est soudainement victime
de crises à répétition : saignement du nez, quinte de toux suite à l’exposition
à la fumée d’un pot d’échappement particulièrement polluant, suffocation... Les
différentes consultations médicales ne lui sont hélas d’aucun secours, si ce
n’est qu’elle semble être devenue allergique aux substances chimiques. C’est
alors qu’elle se laisse convaincre par une sorte de secte New Age, découverte par
le biais d’un prospectus trouvé dans son club de gymnastique. La seconde partie
se déroulera donc au sein d’un centre basé à l’écart des grandes villes et
dirigé par un gourou. On erre dans le film tel un fantôme, à l’image du personnage
interprété par Julianne Moore, très juste dans ce rôle. Le rythme est lent,
voire léthargique, sans coup d’éclat (en dehors de quelques crises
spectaculaires au début). La fin, ouverte, ne nous permet pas de trancher :
est-elle en voie de guérison ou sombre-t-elle définitivement ? Allégorie
du SIDA ? De la dépression ? Fable écologiste ? Ode à l’introspection et à la
bienveillance communautaire ? Un peu tout ça à la fois ? A vous de voir… mais
on s’emmerde quand même pas mal.
« C’est dans votre nature
de vous détruire vous-mêmes. »
« Dire qu’il n’est pas
encore né… Quel bordel, dans nos têtes ! »
« Hasta la vista,
baby ! »
Réalisation : James Cameron
Scénario : James Cameron et
William Wisher Jr.
Pays : Etats-Unis
Année : 1991
Genre : Science-fiction, action
Avec : Arnold Schwarzenegger,
Edward Furlong, Linda Hamilton, Robert Patrick, Joe Morton.
Synopsis : 2029 : les
humains remportent la guerre contre les « machines » (robots doués
d’intelligence), engagée après l’holocauste nucléaire du 29 août 1997. Afin de
modifier cette issue, Skynet, l'ordinateur qui contrôle les machines, envoie un
nouveau Terminator en 1995 pour éliminer John Connor, alors enfant et futur
chef de la résistance humaine, après avoir échoué une première fois en 1984 sur
sa mère Sarah Connor. Mais les humains envoient eux aussi leur propre cyborg à
la même époque pour protéger John.
Pourquoi ? Six ans avant Titanic
et ses 200 millions de dollars de budget, James Cameron affolait déjà les
compteurs avec ce formidable Terminator 2 en ayant coûté « seulement »
la moitié, ce qui en faisait déjà à l’époque le film le plus cher de
l’histoire. C’est donc tout naturellement qu’on en aura « pour notre
argent ». Nous y verrons comme il se doit des cascades, des bagarres, des
courses-poursuites, des fusillades mais aussi et surtout des effets spéciaux révolutionnaires
à l’époque (morphing, images de synthèse). Voilà pour la forme mais il y a même
aussi un peu de « fond ». Au-delà de l’ancestrale lutte du Bien
contre le Mal, la crainte visionnaire de voir la technologie « indomptée »
et s’avérer néfaste pour nous autres pauvres « humains » (mais le
sommes-nous encore… et d’ailleurs, l’avons-nous déjà véritablement été ?)
résonne étrangement en ces temps « d’intelligence artificielle ». Le film nous
tirera également quelques chaudes larmes, via des ressorts certes mièvres et
bateau (les rapports mère-fils, l’ado qui sympathise avec « son »
Terminator, l’adieu final). Contrairement (à mon sens) au premier volet de 1984,
Terminator 2 n’a pas pris une ride. A noter la présence dans la B.O du titre
You could be mine des Guns N’Roses, issu du deuxième volume de leur monumental diptyque
Use Your Illusion sorti la même année que le film. Epoque bénie…