« C’est dans votre nature
de vous détruire vous-mêmes. »
« Dire qu’il n’est pas encore né… Quel bordel, dans nos têtes ! »
« Hasta la vista, baby ! »
Réalisation : James Cameron
Scénario : James Cameron et
William Wisher Jr.
Pays : Etats-Unis
Année : 1991
Genre : Science-fiction, action
Avec : Arnold Schwarzenegger,
Edward Furlong, Linda Hamilton, Robert Patrick, Joe Morton.
Synopsis : 2029 : les
humains remportent la guerre contre les « machines » (robots doués
d’intelligence), engagée après l’holocauste nucléaire du 29 août 1997. Afin de
modifier cette issue, Skynet, l'ordinateur qui contrôle les machines, envoie un
nouveau Terminator en 1995 pour éliminer John Connor, alors enfant et futur
chef de la résistance humaine, après avoir échoué une première fois en 1984 sur
sa mère Sarah Connor. Mais les humains envoient eux aussi leur propre cyborg à
la même époque pour protéger John.
Pourquoi ? Six ans avant Titanic
et ses 200 millions de dollars de budget, James Cameron affolait déjà les
compteurs avec ce formidable Terminator 2 en ayant coûté « seulement »
la moitié, ce qui en faisait déjà à l’époque le film le plus cher de
l’histoire. C’est donc tout naturellement qu’on en aura « pour notre
argent ». Nous y verrons comme il se doit des cascades, des bagarres, des
courses-poursuites, des fusillades mais aussi et surtout des effets spéciaux révolutionnaires
à l’époque (morphing, images de synthèse). Voilà pour la forme mais il y a même
aussi un peu de « fond ». Au-delà de l’ancestrale lutte du Bien
contre le Mal, la crainte visionnaire de voir la technologie « indomptée »
et s’avérer néfaste pour nous autres pauvres « humains » (mais le
sommes-nous encore… et d’ailleurs, l’avons-nous déjà véritablement été ?)
résonne étrangement en ces temps « d’intelligence artificielle ». Le film nous
tirera également quelques chaudes larmes, via des ressorts certes mièvres et
bateau (les rapports mère-fils, l’ado qui sympathise avec « son »
Terminator, l’adieu final). Contrairement (à mon sens) au premier volet de 1984,
Terminator 2 n’a pas pris une ride. A noter la présence dans la B.O du titre
You could be mine des Guns N’Roses, issu du deuxième volume de leur monumental diptyque
Use Your Illusion sorti la même année que le film. Epoque bénie…

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