Affichage des articles dont le libellé est Clément Aurore. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Clément Aurore. Afficher tous les articles

Paris, Texas (1984), de Wim Wenders

 

C’est l’histoire d’un mec, Travis (Harry Dean Stanton), il marche seul dans le désert. Et quand t’es dans le désert et que tu marche seul, qu’est-ce que tu fais, à part écouter Jean-Jacques Goldman ou Jean-Patrick Capdevielle ? Ben tu t’écroule de fatigue, sous un soleil de plomb et sans rien à te faire couler dans le gosier… Son frère Walt (Dean Stockwell) vient le chercher mais Travis ne lui adresse la parole qu’au bout de vingt-cinq minutes de film. On apprend qu’il a disparu depuis quatre ans et qu’il a un fils, Hunter (Hunter Carson), élevé par Walt et sa femme Anne (Aurore Clément). Arrivé chez eux, il sympathise avec Hunter qui accepte sans sourciller la situation et son statut de « vrai père ». Ils partent tous deux sur les routes à la recherche de la môman, la «vraie » elle aussi. C’est Jane (Nastassja Kinski) et ils la retrouvent à Houston, sur les renseignements donnés par Anne. Elle bosse dans un peep-show. Travis se fait passer pour un client, il lui parle derrière le miroir sans tain, lui raconte leur histoire et lui donne le nom de l’hôtel et le numéro de la chambre où se trouve Hunter pour qu’elle aille le chercher. Constatant que c’est bien ce qu’elle fait, notre homme se barre à nouveau dans la nuit.

Et c’est bien ? Faut croire, il a eu la Palme d’Or du Festival de Cannes en 1984, l’un des plus grands festivals de cinéma avec la Mostra de Venise et la Berlinale de… gagné, Berlin (comme il y a Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open au tennis). Et ça, ce n’est pas donné au premier venu. C’est aussi le film préféré de Kurt Cobain et celui qui a inspiré à Sharleen Spiteri le nom de son groupe pop-rock. Moi, je me suis prodigieusement emmerdé, je dois être un inculte... Y’a quand même de beaux paysages et la musique du bluesman Ry Cooder avec son thème très connu à la « slide guitar ». Du coup, tu te passes le disque en regardant des photos du désert texan, c’est kif-kif et tu t’économise presque deux heures et demie…

Les fantômes du chapelier (1982), de Claude Chabrol

 

« Vous auriez tort, Kachoudas… »

C’est l’histoire de M. Labbé (Michel Serrault), chapelier à Concarneau, qui a assassiné sa femme souffrante mais aussi cinq de ses amies d’enfance qui s’apprêtaient à lui rendre visite lors de son prochain anniversaire. Son voisin d’en face, le tailleur Kachoudas (Charles Aznavour), a tout découvert mais n’en dit rien à la police.

Moyennement inspiré par cette adaptation du roman éponyme de Georges Simenon, un peu longue (deux heures) avec ses redondances (Aznavour suivant Serrault le soir au bar où il fait des parties de cartes avec des amis puis dans les rues sombres et désertes) et où tout est très vite éventé (le tueur et son mobile). Le seul suspense résidant dans le fait de savoir si le « serial killer » sera appréhendé et comment. La mise en scène de Chabrol et l’interprétation de Serrault sont néanmoins à saluer mais j’attendais mieux (ou autre chose).