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Sans pitié (1986), de Richard Pearce

 

« Nous vivons dans une société où il est extrêmement agréable d’être un homme. »

C’est l’histoire d’Eddie Jillette (Richard Gere), flic à Chicago, et de son coéquipier Joe Collins (Gary Basaraba). Ce dernier est poignardé à mort lors d’une opération où ils se faisaient passer pour des tueurs à gages au service d’un commanditaire, Paul Deveneux (Terry Kinney), lui aussi assassiné et qui n’aura pas le temps de leur dévoiler le nom de l’homme à exécuter. Ivre de vengeance, Eddie remonte la piste de Michèle Duval (Kim Basinger), la ravissante amie de Deveneux et l’enlève.

Hip hip hip hourra, je fête la deuxième lecture de DVD sans incident avec mon nouvel appareil « poids plume »… Evidemment, ce polar n’offre aucune surprise : on sait d’emblée que le beau Richard tombera sous le charme de la belle Kim et que le méchant très méchant (Jeroen Krabbé, vu dans Le fugitif et le James Bond cuvée 1987) trépassera. Le tout est que ce soit prenant et pas trop irréaliste. Mission moyennement accomplie dans les deux cas, avec une baisse de régime le temps de scènes « intimistes » destinées à installer l’attirance mutuelle progressive de nos deux tourtereaux. Ils auront même le temps de tirer un coup à l’hôtel avant l’arrivée des malfrats, hôtel que Gere aura préalablement truffé de pièges façon MacGyver. Gere et Basinger se retrouveront six ans plus tard pour Sang chaud pour meurtre de sang-froid, que j’ai malgré tout préféré en dépit (ou grâce à ?) de son caractère hollywoodien plus affirmé. 

Le fugitif (1993), d’Andrew Davis

 

« Je n’ai pas tué ma femme ! » - « J’en n’ai rien à cirer ! »

C’est l’histoire d’un médecin accusé à tort du meurtre de sa femme, elle aussi médecin, et condamné à mort. Un transfert de prisonniers lui permet de s’échapper (ben oui, sinon le film dure un quart d’heure…). Il est alors pris en chasse par un « marshal » charismatique et opiniâtre qui ne le lâche pas d’une semelle mais échoue à le coffrer à plusieurs reprises (ben oui, sinon le film dure 45 minutes ou une heure…). Mais alors, c’est un gentil qui poursuit un autre gentil ? Oui mais le second gentil, au départ, il ne sait pas encore que le premier gentil est un gentil (et nous non plus, d’ailleurs), il croit que c’est un méchant. Oui mais le ou les vrais méchants, alors ? J’y viens… Nos deux gars vont mener leur enquête pour découvrir le véritable assassin de la femme. Et ils vont aboutir à la même conclusion (en même temps, vu qu’y’en a un qui suit l’autre à la trace, c’est logique…).

Y’a qui dedans ? Harrison Ford et Tommy Lee Jones. Contrairement à ce que je pensais, le premier est plus vieux que le second. Et Julianne Moore dans un petit rôle.

Et c’est bien ? Deux stars hollywoodiennes, du rythme, un « happy end », le cahier des charges du film du dimanche soir est respecté.

Prothèse de bras avec crochet : oui

Plongeon « où normalement on meurt mais pas lui » : oui

Femme à poil : non

Up 👍: Tommy Lee Jones, la classe

Down 👎: calibré, aucun enjeu