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Thelma & Louise (1991), de Ridley Scott (rework)

 

« Je crois que je suis devenue un peu dingue. » - « Tu as toujours été un peu dingue. C'est juste la première fois que tu as eu l'occasion de t'exprimer. »

Réalisation : Ridley Scott

Scénario : Callie Khouri

Pays : Etats-Unis

Année : 1991

Genre : Road movie, drame

Avec : Susan Sarandon, Geena Davis, Harvey Keitel, Michael Madsen, Brad Pitt, Christopher McDonald, Stephen Tobolowsky.

Synopsis : Thelma, femme au foyer bridée et brimée par son beauf de mari (toute la panoplie : la petite moustache, la gourmette, le marcel, le pack de bière devant le match télévisé de foot américain…) et son amie Louise, serveuse dans une cafétéria, décident de passer un week-end « entre filles ». Hélas pour elles, leur passage dans une boite de nuit tourne mal : Louise abat un homme qui s’apprêtait à violer Thelma. Dès lors, pas d’autre choix que la fuite à travers l’Amérique…

Pourquoi ? Rien que d’en parler, j’en ai les larmes aux yeux. Alors le fameux final, c’est carrément les « grandes eaux ». Mais bon, je chiale à tout, de toutes façons (un drame, un visage, une chanson – au hasard, Back To Black d’Amy « Maison du vin » la bien nommée ou Heaven Or Las Vegas des Cocteau Twins – et même à l’occasion… une interview de Dominique De Villepin, c’est dire…). Ce n’est pas, je pense, faire injure à Susan Sarandon (une femme bien) que de dire que c’est Geena Davis, de dix ans sa cadette, qui porte littéralement le film sur ses épaules de bout en bout. Quelle expressivité, l’anti-Steven Seagal ! A l’exception notable de Madsen et Keitel, tous les mecs sont des connards finis et se font bien remettre à leur place (voire pire) par nos deux dames de choc (à part Pitt qui s’en sort en les bananant). Le film est bien sûr un puissant et précurseur manifeste féministe. Mais il y a 35 ans de ça (même si j’ai dû le voir quelques années après sa sortie), on ne se posait pas (encore) toutes ces questions. Femmes ou hommes, c’était juste un p*tain de bon film. Et ça le reste toujours. « Iconique », comme diraient les « Gen Z »…

[P.S : La B.O contient The Ballad of Lucy Jordan, la chanson la plus connue de Marianne Faithfull, disparue il y a un an, issue de son album de 1979 Broken English, que je conseille à tous.]

La mouche (1986), de David Cronenberg

 

C’est l’histoire de Seth Brundle (Jeff Goldblum), scientifique excentrique et solitaire, qui a mis au point un système de téléportation d’une cabine à une autre. Il fait part de cette découverte à la journaliste Veronica Quaife (Geena Davis) mais lui demande dans un premier temps de garder ce secret. Le système ne fonctionne que sur les objets inanimés, jusqu’à ce que Seth parvienne, après un premier essai infructueux, à téléporter un babouin. Un soir d’ivresse et de déprime, jaloux de Stathis Borans (John Getz), rédacteur en chef et ancien amant de Veronica, Seth décide de se téléporter lui-même, sans s’apercevoir qu’une mouche s’est glissée avec lui dans la cabine.

Merci à Cinéphile Schizophrène qui a fait naitre en moi le désir (non, ce n’est pas ce que vous croyez…) de revoir ce film, vu dans mon adolescence, en le mettant à l’honneur sur son blog. Alors qu’en dire ? Avec une durée d’une heure trente, il ne s’encombre pas de longueurs inutiles. Forcément, au niveau de l’esthétique, il a terriblement vieilli. Les effets spéciaux, typiques des années 80 (donc risibles), rappellent ceux d’Alien et du clip Thriller de MJ. Tous les clichés sont au rendez-vous : « l’amour est plus fort que les différences » (Davis qui prend dans ses bras un Goldblum de plus en plus monstrueux, façon La Belle et la Bête. P.S : ils étaient ensemble à l’époque et se marieront un an plus tard), « j’ai un pied et une main en moins mais j’ai encore de la force pour tirer » et « achève-moi, je souffre trop » (snif snif). Pas de quoi cependant m’en faire regretter le visionnage car l'idée de départ est bien trouvée et le récit sans temps mort.