Petite pause. A venir : Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant ; 37°2 le matin.
C'est l'histoire...
Chroniques de films, au fil de mes (re)découvertes.
mardi 24 mars 2026
jeudi 19 mars 2026
Cycle Leslie Nielsen (3) : Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (1980), de Jim Abrahams, David et Jerry Zucker
« Encore merci et bonne
chance, nous sommes avec vous. »
Réalisation : Jim Abrahams, David Zucker et Jerry Zucker
Scénario : Jim Abrahams, David
Zucker et Jerry Zucker
Pays : Etats-Unis
Année : 1980
Genre : Comédie, parodie
Avec : Robert Hays, Julie
Hagerty, Lloyd Bridges, Leslie Nielsen, Robert Stack, Peter Graves, Kareem
Abdul-Jabbar.
Synopsis : A Los Angeles, Ted
Striker, ancien pilote de chasse et vétéran traumatisé par un raid désastreux,
monte à bord d’un avion en direction de Chicago dans l’espoir de reconquérir sa
petite amie Elaine Dickinson, hôtesse de l'air sur ce vol. Au cours du voyage,
une intoxication alimentaire rend malades les passagers et les membres de
l'équipage qui ont consommé du poisson. L'avion se retrouve alors sans pilote.
Je clôture avec ce nouveau film
culte ma mini-série consacrée à Leslie Nielsen (à moins que je me tape Agent
zéro zéro un de ces jours) ainsi que la liste des 46 pièces de ma DVDthèque. Le
comédien n’y a pas le premier rôle et n’est ici qu’un maillon parmi une galerie
d’autres personnages incarnés par d’anciennes gloires dans de savoureux
contre-emplois : Robert Stack (série Les Incorruptibles), Peter Graves
(série Mission impossible) ou encore Lloyd Bridges. Dans la distribution
s’insère également, dans le rôle d’un des pilotes, la star de basket Kareem
Abdul-Jabbar, pivot des célèbres Los Angeles Lakers. Sans oublier Stephen
Stucker (décédé du Sida à 38 ans en 1986) en contrôleur aérien efféminé, l’un
des personnages les plus délirants du casting. Mais les deux rôles principaux
sont tenus par Robert Hays et Julie Hagerty, dont l’histoire sentimentale
percute les difficultés rencontrées à bord de ce vol. Les gags de toutes sortes
(en arrière-plan, répliques, non-sens, parodies…) s’enchainent à vive allure. Outre
les films catastrophe du type Airport, sont tournés en dérision Les dents de la
mer (générique du début) et surtout La fièvre du samedi soir, dans l’une des
séquences les plus marquantes (irrésistible Stayin’ Alive). L’ensemble a
forcément un peu vieilli (la musique de fanfare du générique final, celle
mélodramatique et mielleuse lors des saynètes romantiques entre Hays et
Hagerty…) mais cela contribue aussi à son charme. Malgré une durée réduite, à
nouveau inférieure aux 90 minutes généralement de mise pour un long-métrage, Y
a-t-il un pilote dans l’avion ? mérite amplement son statut parmi les
meilleures comédies jamais réalisées. Je n’en dirai en revanche pas tant de sa
« séquelle » de 1982, avec grosso modo les mêmes acteurs principaux
mais sans aucune intervention du trio « ZAZ ».
mardi 17 mars 2026
Cycle Leslie Nielsen (2) : la trilogie Y a-t-il un flic…
Y a-t-il un flic pour sauver
la reine ? (1988)
« Là je ferme les yeux mais en temps normal, il ne faudrait pas rouler à 125 dans le mauvais sens d’une rue à sens unique… »
Réalisation : David Zucker
Scénario : Jerry Zucker, Jim
Abrahams, David Zucker et Pat Proft
Pays : Etats-Unis
Année : 1988
Genre : Comédie, policier,
parodie
Avec : Leslie Nielsen, Priscilla
Presley, Ricardo Montalban, George Kennedy, O. J. Simpson.
Synopsis : Frank Drebin est
policier dans la brigade spéciale de Los Angeles. Son meilleur ami et
partenaire Nordberg est gravement blessé et accusé de trafic de drogue. Dès
lors, Frank cherche à savoir qui a voulu le tuer. Son enquête l'amène sur les
traces de Vincent Ludwig, riche homme d'affaires à qui l'on vient de confier la
charge d'organiser la venue de la reine Elisabeth II. Frank fait la rencontre
de l'assistante de Ludwig, Jane Spencer, dont il va tomber amoureux.
Y a-t-il un flic pour sauver
le président ? (1991)
« C’est de l’histoire ancienne, comme le Parti Démocrate. »
Réalisation : David Zucker
Scénario : David Zucker et Pat
Proft
Pays : Etats-Unis
Année : 1991
Genre : Comédie, policier,
parodie
Avec : Leslie Nielsen, Priscilla
Presley, George Kennedy, O. J. Simpson, Robert Goulet, Richard Griffiths, Anthony
James.
Synopsis : Trois ans après, Frank
et Jane sont séparés. Il la retrouve en tant qu'assistante du professeur
Meinheimer, qui doit prochainement prononcer un discours en faveur des énergies
renouvelables, ce qui n’est pas du goût des magnats du pétrole. Jane s'est
fiancée à Quentin Hapsburg, un homme d’affaires louche.
Y a-t-il un flic pour sauver
Hollywood ? (1994)
« Et puis… tu as tué personne depuis 6 mois… » - « C’est vrai ! C’est toujours les p’tites choses qui vous manquent. »
Réalisation : Peter Segal
Scénario : David Zucker, Pat
Proft et Robert LoCash
Pays : Etats-Unis
Année : 1994
Genre : Comédie, policier,
parodie
Avec : Leslie Nielsen, Priscilla
Presley, George Kennedy, Fred Ward, O. J. Simpson, Anna Nicole Smith.
dimanche 15 mars 2026
Cycle Leslie Nielsen (1) : Le détonateur (1998), de Pat Proft
« Je trouve que ce chien
a un museau très surprenant. » - « C’est parce que vous regardez ses
fesses… »
C’est l’histoire de Ryan Harrison
(Leslie Nielsen), violoniste de renommée mondiale. Il est embarqué dans un
complot où une admiratrice (Kelly LeBrock) lui fait porter la responsabilité du
meurtre de son mari (Michael York), qui avait découvert qu’elle projetait d’assassiner
le secrétaire général de l’ONU. Condamné à mort, Harrison parvient à s’échapper
lors d’un transfert de prisonniers. Le lieutenant Fergus Hall (Richard Crenna)
se lance à sa poursuite.
Faut wigoler ! Putain, t’as
raison, surtout en ce moment où tous les voyants sont au rouge (Recherche
bonnes nouvelles désespérément…). Et quoi de mieux pour cela qu’un film avec
Leslie Nielsen, acteur canadien qui se révéla sur le tard dans un registre
comique grâce à la série de films des Y a-t-il… ? La recette est connue :
humour potache, régressif et nonsensique, parodies de films, gags en arrière-plan.
Elle est réutilisée ici, avec plus ou moins de bonheur. Durant moins que les 90
minutes réglementaires et mis en boite par le néophyte Pat Proft (qui ne
récidivera pas…), ça sent le truc bâclé. « L’intrigue » n’a aucun
sens, le scénario ne s’embarrasse d’aucun souci de vraisemblance et n’est qu’un
prétexte à l’enchainement de gags et de parodies de grands succès cinématographiques.
On se délectera notamment de celles d’Usual Suspects, de Mission Impossible, de
La mort aux trousses et du Fugitif, ce dernier fournissant la trame scénaristique
du métrage, avec Richard Crenna dans le rôle du flic fûté incarné par Tommy Lee
Jones dans l’original. La voix de doublage de Leslie Nielsen n’est
malheureusement pas adéquate, son doubleur habituel Jean-Claude Michel n'étant pas
disponible pour des raisons médicales (il décèdera d’ailleurs un an plus tard).
Au final, un moment sympatoche mais clairement en deçà des Y a-t-il un flic (ou
un pilote)…
mardi 10 mars 2026
Vol au-dessus d'un nid de coucou (1975), de Miloš Forman
« Mais de vous à moi,
Docteur… euh… elle avait peut-être que quinze ans mais quand on est devant une
belle fente bien rouge qu’on peut toucher, là, j’crois pas qu’il faut être
cinglé pour… Et c’est bien votre avis aussi ? » - « Je vous
entend parfaitement. »
Réalisation : Miloš Forman
Scénario : Bo Goldman et Lawrence
Hauben, d’après le roman éponyme de Ken Kesey (1962)
Pays : Etats-Unis
Année : 1975
Genre : Drame
Avec : Jack Nicholson, Louise
Fletcher, William Redfield, Brad Dourif, Will Sampson, Danny DeVito, Christopher
Lloyd, Sydney Lassick, Scatman Crothers.
Synopsis : Condamné pour diverses
agressions et un viol sur mineur, Randall Patrick McMurphy simule la folie pour
échapper au pénitencier. Il intègre alors un hôpital psychiatrique afin qu'on
évalue sa santé mentale. Les thérapies y sont dirigées d’une main de fer par l’infirmière
en chef Miss Ratched, une femme autoritaire et impassible à laquelle McMurphy
va très vite s’opposer…
Pourquoi ? J’ai donc revu ce film
« bouleversifiant » d’humanité, qui a mon âge et dans lequel une
poignée de malades mentaux sont aux prises avec une infirmière tyrannique,
portant le sadisme et la cruauté sur son visage. Sous l’impulsion d’un
sociopathe simulateur, ils vont progressivement braver ce système intransigeant
et retrouver goût à la vie et à la liberté. Parfois drôle mais aussi poignant
et (très) dur. Quelle justesse dans l’interprétation (Nicholson et ses colères
homériques, Fletcher, Dourif, DeVito… tous !) et dans les situations !
Que voulez-vous que je vous dise de plus ? Grand chelem des cinq
principaux Oscars mérité, chef-d’œuvre et pis c’est tout.





