vendredi 30 janvier 2026

Speed (1994), de Jan de Bont

 

« Pouvez-vous conduire ce bus ? » - « Oui, c’est un caddie de supermarché en plus gros, quoi… »

Never Mind the Bullock…

Réalisation : Jan de Bont

Scénario : Graham Yost avec la participation non créditée de Joss Whedon

Pays : Etats-Unis

Année : 1994

Genre : Action, thriller

Avec : Keanu Reeves, Dennis Hopper, Sandra Bullock, Joe Morton, Jeff Daniels.

Synopsis : Howard Payne, un terroriste psychopathe et policier à la retraite, prend en otage un ascenseur dans un immeuble d'affaires à Los Angeles et réclame une rançon en menaçant de le faire sauter. Son projet échoue à cause de deux officiers, dont le jeune Jack Traven. Qu’à cela ne tienne, il récidive quelques temps plus tard en piégeant un bus : si sa vitesse passe en dessous de 50 miles/heure (soit 80 km/h) ou si quelqu'un essaie de descendre, il le fera sauter. Ayant prévenu Jack pour le mettre à l’épreuve et se venger, celui-ci parvient à monter à bord du bus. La course contre la montre commence… 

Pourquoi ? C’est bon, y’a tout : de l’action en veux-tu en voilà (oh les gars, à la fin, on voit bien que le métro, c’est une maquette…), une touche d’humour, glorification de la flicaille, de l’amûûûûûûr (hétérosexuel. Non parce qu’imaginez que ce ne soit pas Sandra Bullock qui soit emmenée à conduire l’engin mais Brad Pitt, on serait pas dans la merde…), du « one tooth for one eye » (le méchant est bien méchant alors il sera décapité, parce que l’arrêter et le faire croupir entre quatre murs, ce serait vraiment trop « soft »…) et de la « virilité » (« Eh mec, t’as pas inventé la poudre mais t’as deux couilles d’un kilo chacune ! »). Si on veut aller plus loin dans la lecture « idéologique », j’ai noté cette phrase de Bullock, aveu inconscient de l’interventionnisme U.S : « Alors, pourquoi il nous en veut, ce bonhomme ? On lui a bombardé sa terre natale ou quoi ? ». Le petit délinquant à bord du bus qui croit que Reeves est là pour le coffrer est chicano. Par contre, le terroriste expert en bombe, qui « en a dans la caboche », c’est bien un « white », un « blancos » (Dennis Hopper, en l’occurrence, qui cabotine à qui mieux mieux). Et les passagers du bus, une « masterclass woke » (ce terme mis à toutes les sauces…) avant l’heure ! La femme asiatique, le jeune, le vieux couple de noirs, le métis qui-travaille-dur-sur-les-chantiers-pour-nourrir-sa-famille (les « honnêtes gens », comme diraient avec beaucoup de paternalisme les membres des Républicains…), il ne manque que le gay. Y’a bien un mec pas très viril mais il n’est pas gay, la preuve, il branche Bullock au début. Bon, allez, le film « pop-corn » par excellence et pis Sandra Bullock, j’adore cette meuf…

[P.S : La « séquelle » trois ans plus tard, toujours avec l’actrice et De Bont derrière la caméra mais sans Reeves, est évidemment complètement bidon.]      

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire