« Pouvez-vous conduire ce
bus ? » - « Oui, c’est un caddie de supermarché en plus
gros, quoi… »
Never Mind the Bullock…
Réalisation : Jan de Bont
Scénario : Graham Yost avec la
participation non créditée de Joss Whedon
Pays : Etats-Unis
Année : 1994
Genre : Action, thriller
Avec : Keanu Reeves, Dennis
Hopper, Sandra Bullock, Joe Morton, Jeff Daniels.
Synopsis : Howard Payne, un terroriste
psychopathe et policier à la retraite, prend en otage un ascenseur dans un
immeuble d'affaires à Los Angeles et réclame une rançon en menaçant de le faire
sauter. Son projet échoue à cause de deux officiers, dont le jeune Jack Traven.
Qu’à cela ne tienne, il récidive quelques temps plus tard en piégeant un bus :
si sa vitesse passe en dessous de 50 miles/heure (soit 80 km/h) ou si quelqu'un
essaie de descendre, il le fera sauter. Ayant prévenu Jack pour le mettre à
l’épreuve et se venger, celui-ci parvient à monter à bord du bus. La course
contre la montre commence…
Pourquoi ? C’est bon, y’a tout :
de l’action en veux-tu en voilà (oh les gars, à la fin, on voit bien que le
métro, c’est une maquette…), une touche d’humour, glorification de la flicaille,
de l’amûûûûûûr (hétérosexuel. Non parce qu’imaginez que ce ne soit pas Sandra
Bullock qui soit emmenée à conduire l’engin mais Brad Pitt, on serait pas dans
la merde…), du « one tooth for one eye » (le méchant est bien méchant
alors il sera décapité, parce que l’arrêter et le faire croupir entre quatre
murs, ce serait vraiment trop « soft »…) et de la « virilité »
(« Eh mec, t’as pas inventé la poudre mais t’as deux couilles d’un kilo
chacune ! »). Si on veut aller plus loin dans la lecture « idéologique »,
j’ai noté cette phrase de Bullock, aveu inconscient de l’interventionnisme U.S :
« Alors, pourquoi il nous en veut, ce bonhomme ? On lui a bombardé sa terre
natale ou quoi ? ». Le petit délinquant à bord du bus qui croit que Reeves
est là pour le coffrer est chicano. Par contre, le terroriste expert en bombe,
qui « en a dans la caboche », c’est bien un « white », un « blancos »
(Dennis Hopper, en l’occurrence, qui cabotine à qui mieux mieux). Et les
passagers du bus, une « masterclass woke » (ce terme mis à toutes les
sauces…) avant l’heure ! La femme asiatique, le jeune, le vieux couple de
noirs, le métis qui-travaille-dur-sur-les-chantiers-pour-nourrir-sa-famille
(les « honnêtes gens », comme diraient avec beaucoup de paternalisme
les membres des Républicains…), il ne manque que le gay. Y’a bien un mec pas
très viril mais il n’est pas gay, la preuve, il branche Bullock au début. Bon,
allez, le film « pop-corn » par excellence et pis Sandra Bullock, j’adore
cette meuf…
[P.S : La « séquelle »
trois ans plus tard, toujours avec l’actrice et De Bont derrière la caméra mais
sans Reeves, est évidemment complètement bidon.]

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