« Qu’est-ce que tu dirais si
je m’rasais la moustache ? » - « Je sais pas, j’t’aime avec. J’te
connais pas, sans. »
C’est l’histoire d’une nana qui se rase la touffe pour observer la réaction de son copain et… Euh, pardon, excusez-moi, les mauvais réflexes de mon blog précédent… Je reprends…
C’est l’histoire d’un mec (Vincent Lindon, avant qu’il ne joue à faire l’acteur dans des films sociaux à se pendre pour engranger des récompenses) qui n’a rien d’autre à foutre que de se raser la moustache pour voir comment réagira son entourage. Souci, de réaction il n’y aura point, femme (Emmanuelle Devos) et amis (Mathieu Amalric) allant jusqu’à nier le fait qu’il ait un jour porté une moustache. Ce qui le plonge dans une profonde dépression et aux confins de la folie. Difficile de broder autour d’un argument aussi mince, d’ailleurs le film n’atteint même pas les 90 minutes réglementaires (82). On voit alors Lindon s’envoler, sans raison, vers Hong Kong, où il fait plusieurs allers et retours en bateau (ce qui fait gagner de précieuses minutes de pellicule). Puis dans un village côtier où il est à nouveau moustachu et avec Devos, qui l’a visiblement rejoint. A moins que tout ceci ne soit qu’un rêve ou un flashback ? Bref, on y comprend que dalle…
J’ai bien aimé la scène du restaurant où Devos, après avoir acheté une veste verte à Lindon (un autre vert que celle de Marine Tondelier), lui dit un truc du genre : « Bon, je t’ai acheté une veste, tu ne la mettras jamais, c’est ça, la vie de couple ».
C’est (encore) l’histoire de bobos parisiens qui ont tout pour être heureux mais qui font chier tout le monde avec leurs névroses existentielles, comme le cinéma français sait si bien en pondre.
Chine : oui
Femme ou homme à poil :
presque (Lindon et Devos), culs, seins et sexes restent cachés.
Up 👍: Lindon, toujours parfait dans ce genre de rôles de types ahuris qui restent impassibles face à ce qui leur arrive ; la musique de Philip Glass
Down 👎: à part qu’on n’y comprend rien ni les motivations du réalisateur (également auteur du roman éponyme), rien à signaler
Découvert à l'époque avec ma compagne. Nous en avons gardé un excellent souvenir malgré son étrangeté. Il faudra d'ailleurs que je le revoie...
RépondreSupprimerOui, il est pas mal.
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