« On ne peut pas faire
l’amour du matin au soir. C’est bien pour ça qu’on a inventé le travail. »
Femmes, je vous aime…
C’est l’histoire d’un mec (Charles
Denner) qui… aime les femmes. Ben oui, c’est dans le titre. Et c’est tout ?
A peu près. Il se met à écrire un bouquin pour compiler toutes ses aventures
sentimentales (enfin, plus charnelles que sentimentales…).
Film infaisable aujourd’hui.
Quand bien même il n’y a là rien de graveleux (deux poitrines dénudées et un
épisode de triolisme, tout au plus), tous ces plans sur des belles gambettes de
femmes (et un peu plus haut si affinités), ça ne passerait plus aujourd’hui. Et
déjà à l’époque, ça commençait : même Trintignant, sur un plateau TV promotionnel
avec Truffaut et Denner (bonus du DVD), bien que ne trouvant pas le film
misogyne, pointera « l’objectivation de la femme ». Un homme et toutes
ces femmes, ça aurait fait un très bon « scénario » de film porno, qui
faisait florès à l’époque. Mais enfin, même en ces temps de « libération
sexuelle », toutes ces femmes ouvertes aux approches plus ou moins
frontales (plus que moins, d’ailleurs) de ce dragueur invétéré, c’est de la
science-fiction, du cinéma. Charles Denner n’avait rien d’un playboy (il n’avait
pas l’impression de serrer la main de quelqu’un quand il se mouchait ? 😄)
mais il va très bien dans ce rôle de Casanova ténébreux. A part ça, c’est verbeux
avec la voix off de Denner qui narre en flashback ses aventures amoureuses passées.
Truffaut, c’est l’ancêtre des Desplechin, Podalydès et consorts. La Nouvelle Vague :
des cinéastes qui se rêvaient écrivains, comme Gainsbourg se rêvait peintre. Sauf
que Gainsbourg a fait de bien meilleures choses dans la chanson qu’eux dans le
cinéma, à mon avis…



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