Affreux, sales et méchants (1976), d’Ettore Scola

 

« La famille, c’est comme les godasses : plus elles vous serrent, plus elles vous font mal, voilà ! »

Les Groseille en Italie…

C’est l’histoire de Giacinto (Nino Manfredi), un patriarche borgne et acariâtre, et de sa nombreuse famille (trois générations), vivant tant bien que mal dans un taudis des bidonvilles de Rome, dans les années 1970. Détenteur d’un million de lires, obtenu en guise d’indemnisation pour la perte de son œil au travail, il vit dans la paranoïa que celui-ci puisse lui être volé par sa famille. Un jour, il s’éprend d’une prostituée obèse et l’emmène vivre avec lui. Pour son épouse Matilde (Linda Moretti) et le reste de sa famille, c’est l’affront de trop…

Film vu sur Youtube, le DVD, malgré sa quasi-absence de rayure, faisant un bruit assourdissant pendant la lecture… Avec un tel sujet, il y aurait eu de quoi faire… Et bien à mon avis, Scola n’en a pas fait assez. Cela reste en effet relativement « sage ». Ce rôle de père de famille frustre est taillé sur mesure pour ce genre d’acteurs italiens de l’époque, gageons qu’un Gassman ou un Tognazzi s’en serait également tiré à merveille. Les autres membres de la famille (possiblement pas tous professionnels) sont aussi très bien campés (mention pour la grand-mère en fauteuil toujours plantée devant la télé). Il y a bien quelques saillies salaces et/ou comiques, ce qui introduit (sic) un peu de « légèreté » dans un quotidien par ailleurs sordide (misère et insalubrité dignes du Tiers-Monde) mais ça manque globalement de rythme et d'approfondissement (personnages, situations). Heureusement, la dernière partie du film, où la famille, sous l’impulsion de la mère, tente de se débarrasser de Manfredi, booste un peu l’ensemble. « Sales », y’a aucun doute mais « affreux » et « méchants », finalement pas tant que ça…  

 

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