« J’habite au 7 chemin de
l’Océan… Le 7… Ca porte bonheur. C’est la maison la plus pourrie du quartier,
vous pouvez pas vous tromper. »
C’est l’histoire d’un mec, Gérard
(Gégé Depardieu), docker dans un port non identifié. Il est hanté par le
souvenir de sa sœur qui s’est suicidée après avoir été violée dans une impasse.
L’affaire a été classée mais il retourne soir après soir sur les lieux du crime
et se jure de retrouver l’homme qui a fait ça.
Oh la la, quelle
« connerie », celui-là ! J’ai compris dès les premières minutes
que j’allais souffrir à la vision de cette « chose ». Si vous me
passez l’expression, je dirai qu’ici, Beineix a « pété plus haut que son
cul » ! J’ai lutté mais je suis finalement venu à bout de ces (très)
longues 130 minutes au cours desquelles il ne se passe rien, ou si peu.
Esthétique toc de bas-fonds d’une cité inconnue dans les mythiques studios de la
Cinecitta (César des meilleurs décors, quand même), ambiance onirico-surréaliste,
emphase hors de propos (musique mélodramatique, coucher du soleil, z’avez vu
comme j’suis romantique et poétique ?), voila l’univers de pacotille dans
lequel se débat une poignée de personnages (un triangle amoureux et quelques
« désaxés »). Depardieu et Nastassja Kinski se tournent autour, ce
qui rend Victoria Abril jalouse. Première apparition de Bernard Farcy (futur
commissaire de la franchise Taxi) et l’une des toutes premières incursions de
la pétillante future muse Almodóvarienne dans le cinéma français. Y’a aussi
Dominique Pinon, dans le même type de rôle, mais plus fourni, que dans 37°2 (il
a une « gueule », faut dire…). Et dès qu’y’a l’occase de voir une
poitrine féminine dénudée (et même plus, pour Victoria), Beineix ne se gêne
pas. Bide critique et commercial parfaitement compréhensible.



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