C’est l’histoire de la famille de
« losers » Park, de Séoul : Gang-du (Song Kang-ho), du genre immature
et père de la petite Hyun-seo (Go Ah-seong), tient un petit snack au bord du
fleuve Han avec son père Hee-bong (Byun Hee-bong), tandis que sa sœur Nam-joo (Bae
Doo-na) est une tireuse à l'arc de seconde zone et son frère Nam-il (Park Hae-il),
un diplômé au chômage. Un jour, une immense créature monstrueuse surgit du
fleuve, dévaste tout sur son passage et enlève la petite Hyun-seo. Celle-ci
donnant signe de vie à son père Gang-du par un appel téléphonique, la famille
va se mettre à sa recherche, malgré la pression des autorités locales qui pensent
le monstre porteur d’un virus.
Alléluia, il aura fallu attendre
mon 194ème article pour que je quitte momentanément mon ethnocentrisme
cinématographique en m’attaquant à un cinéaste asiatique, plus précisément
sud-coréen. Pourtant, ce continent se pose un peu là, question 7ème
Art mais contrairement à beaucoup de mes « coreligionnaires » blogueurs,
je n’ai pas leur âme chercheuse, leurs connaissances ou leur ouverture
d’esprit. Pas assez ou trop de pistes de découverte, aussi et ce qui me vient à
l’esprit (les films hyper-violents de John Woo, Epouses et concubines, In the
mood for love…) ne me branche pas des masses. Pourquoi ce The Host,
alors ? Parce que « film de genre » et ayant obtenu la note
maximale de 5 sur 5 sur Chronicart (comme, dans des genres voisins, The Descent
et Le Village), donc éveil de ma curiosité. Conclusion : bonne pioche. Le
film brasse une multitude de thèmes, qui s’imbriquent parfaitement. Enfin, au
moins trois : la comédie familiale et la satire / critique sociale à
message politique (inégalités, écologie...) avec cette famille de « bras
cassés » confrontée à une société obnubilée par la réussite sociale et au pouvoir coercitif des autorités (Bong Joon-ho s’est inspiré du mensonge des
« armes de destruction massive » de l’Irak pour celui du virus, en
réalité inexistant mais prétexte à imposer la répression) ; et le
fantastique avec cette créature mi-numérique (ça se voit) mi-marionnette animée
pour les plans de contact resserrés, sorte de mix entre Godzilla, Alien et
Jurassic Park. Par contre, pour ce qui est de l’héroïsme, le caractère sacré de
la cellule familiale (le père minable qui « soulève des montagnes »
pour sauver sa fille) et la « loi du talion » (le monstre qui doit
périr, de préférence dans les pires souffrances), il semble que ce soient des
sentiments universels. En même temps, difficile d’imaginer d’autre issue, même
si elle n’est pas si heureuse que ça (je n’en dis pas plus pour pas gâcher).

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