C’est l’histoire d’un mec, Michael
Courtland (Cliff Robertson), riche promoteur immobilier, il perd son épouse Elizabeth
(Geneviève Bujold) et sa fille Amy de 9 ans lors de leur kidnapping qui
tourne mal. Et voila que seize ans plus tard, en 1975, tout recommence : il
fait la connaissance à Florence, dans l’église où il avait rencontré sa femme, de
Sandra, une restauratrice de peinture qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau.
Il la séduit, ils se marient et Sandra est kidnappée à son tour…
Brian De Palma est le réalisateur
le plus représenté dans ma « collec’ », avec quatre films, deux des
années 80 et deux des années 90. Alors que les vrais cinéphiles (dont je ne
suis pas) vous diront que ses meilleurs films sont ceux des années 70 (et ils
ont sans doute raison). Le cinéaste est… obsédé par l’œuvre d’Alfred Hitchcock
et il n’hésite pas à s’en inspirer. Ici, avec le scénariste Paul Schrader, il
nous refait le coup de Vertigo (Sueurs froides), le « film parfait » (dixit)
que tous les vrais cinéphiles aiment (et moi pas tant que ça mais j’ai sans
doute tort). Je n’étais pas sûr d’avoir vu ce Obsession mais finalement si, des
images me sont revenues en mémoire. Il bénéficie de trois gros atouts : la
musique, magnifique, de Bernard Herrmann (son avant-dernier film, avant Taxi
Driver) ; l’interprétation, non pas de Cliff Robertson (trop figée) mais
de Geneviève Bujold, une actrice que je ne connaissais pas avant de la voir
dans le Faux-semblants de David Cronenberg et qui s’avère ici épatante dans ce double
(et même triple) rôle ; et bien sûr la réalisation de De Palma, avec
nombre de scènes particulièrement réussies (à l’église, la filature dans Florence,
la conversation entre Robertson et John Lithgow dans le café avec vue sur la
place, les flashbacks du kidnapping initial, le final à l’aéroport…) grâce à d’ingénieux
procédés (double focale, gros plan, travelling, ralenti, contreplongée, filmage
à travers un voile pour marquer un aspect onirique…). Par contre, l’histoire
est un peu « tirée par les cheveux » et son dénouement trop vite
expédié à mon goût (le film est d’ailleurs relativement court, 95 minutes). Mais
le positif (qui l’est véritablement) l’emporte largement sur les petits points
négatifs.

Du grand De Palma
RépondreSupprimerPour la mise en scène, oui, on est d'accord.
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