dimanche 16 novembre 2025

Obsession (1976), de Brian De Palma

 

C’est l’histoire d’un mec, Michael Courtland (Cliff Robertson), riche promoteur immobilier, il perd son épouse Elizabeth (Geneviève Bujold) et sa fille Amy de 9 ans lors de leur kidnapping qui tourne mal. Et voila que seize ans plus tard, en 1975, tout recommence : il fait la connaissance à Florence, dans l’église où il avait rencontré sa femme, de Sandra, une restauratrice de peinture qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Il la séduit, ils se marient et Sandra est kidnappée à son tour…

Brian De Palma est le réalisateur le plus représenté dans ma « collec’ », avec quatre films, deux des années 80 et deux des années 90. Alors que les vrais cinéphiles (dont je ne suis pas) vous diront que ses meilleurs films sont ceux des années 70 (et ils ont sans doute raison). Le cinéaste est… obsédé par l’œuvre d’Alfred Hitchcock et il n’hésite pas à s’en inspirer. Ici, avec le scénariste Paul Schrader, il nous refait le coup de Vertigo (Sueurs froides), le « film parfait » (dixit) que tous les vrais cinéphiles aiment (et moi pas tant que ça mais j’ai sans doute tort). Je n’étais pas sûr d’avoir vu ce Obsession mais finalement si, des images me sont revenues en mémoire. Il bénéficie de trois gros atouts : la musique, magnifique, de Bernard Herrmann (son avant-dernier film, avant Taxi Driver) ; l’interprétation, non pas de Cliff Robertson (trop figée) mais de Geneviève Bujold, une actrice que je ne connaissais pas avant de la voir dans le Faux-semblants de David Cronenberg et qui s’avère ici épatante dans ce double (et même triple) rôle ; et bien sûr la réalisation de De Palma, avec nombre de scènes particulièrement réussies (à l’église, la filature dans Florence, la conversation entre Robertson et John Lithgow dans le café avec vue sur la place, les flashbacks du kidnapping initial, le final à l’aéroport…) grâce à d’ingénieux procédés (double focale, gros plan, travelling, ralenti, contreplongée, filmage à travers un voile pour marquer un aspect onirique…). Par contre, l’histoire est un peu « tirée par les cheveux » et son dénouement trop vite expédié à mon goût (le film est d’ailleurs relativement court, 95 minutes). Mais le positif (qui l’est véritablement) l’emporte largement sur les petits points négatifs.

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