« Rah, j’aime pas les
baptistes, pas plus que les Démocrates… »
And justice for all…
C’est l’histoire d’un procès. Il
oppose l’épouse d’un homme abattu deux ans plus tôt dans une tuerie de masse par
un ancien salarié de sa société de courtage qui l’avait renvoyé, à l'entreprise
d'armes Vicksburg Firearms, chez qui le tueur s’était fourni. Tandis que la
veuve est défendue par Wendell Rohr (Dustin Hoffman), avocat moralement
irréprochable, la firme d’armement et ses actionnaires ont fait appel à Rankin
Fitch (Gene Hackman). Celui-ci, fin psychologue et sans scrupules, bénéficiant
d’un budget conséquent et à la tête d’une équipe de redoutables professionnels, est passé
maître dans l’art de contrôler un jury, sélectionnant les profils dont il pense
qu’ils seront favorables à sa cause, les manipulant et exerçant au besoin des
pressions sur eux pour faire pencher la balance en sa faveur. Seul l’un des
jurés sélectionnés, le mystérieux Nicholas Easter (John Cusack), semble
échapper à son emprise. Par ailleurs, Marlee (Rachel Weisz), la compagne d’Easter,
contacte Rohr et Fitch en leur proposant d’influencer le jury en leur faveur
contre 10 millions de dollars.
Vous me dites ce qui me pousse à
continuer d’acheter ces merdes à 1 euro (le triple ou plus avec le port, heureusement
compensés par mes « porte-monnaies » virtuels) sur Vinted ou Rakuten ?
Le désœuvrement et le manque d’idée ? Parce qu’elles ne sont pas
disponibles dans mes médiathèques municipales ? Oui, un peu tout ça sans
doute. Et puis, tiens, Gene Hackman et Dustin Hoffman, pas mal quand même, non ?
Oui mais attention, sur la jaquette je lis aussi « 2003 » et « Gary
Fleder » (Le collectionneur avec Freeman, Pas un mot avec Douglas fils… L’un
de ces multiples tâcherons qui peuplent les studios hollywoodiens…). Ben ouais,
on fait partie d’une « industrie » (horrible terme totalement antinomique
avec l’art et la culture), on ne nous propose pas des French Connection ou des
Macadam Cowboy tous les jours et pendant ce temps, faut bien payer ses factures
et ses arriérés d’impôt… Alors allons-y, gaiement ou pas, pour cet énième
thriller cousu de fil blanc (le pot de terre contre le pot de fer, qui va gagner,
oh la la, terrible « suspense »…) aux improbables rebondissements,
inspiré du roman éponyme de John Grisham, écrivain multi-adapté au cinéma (La
firme, Le client, L’affaire Pélican ou Le droit de tuer ?, c’était déjà de
lui). Ah, là c’est sûr, pas de « thèmes », de « propos » ou
de « vision »... Enfin si, toujours la même : le pognon, la
Patrie, la famille traditionnelle, les donuts et Dieu pour tous… Et donc pour
ou contre le fameux « second amendement » de la Constitution de la « plus
grande démocratie du monde » (sic)… Bien sûr, c’est Hackman qui campe
le manipulateur froid et cynique et bien sûr, c’est Hoffman qui incarne l’avocat
honnête « droit dans ses bottes » et idéaliste (vous avez déjà vu
Hoffman avoir le mauvais rôle ? Moi jamais. Ce qui en dit peut-être long
sur l’égo du bonhomme…). Bien sûr, ils ont une scène de confrontation, dans les
toilettes du tribunal (ben tiens, manquerait plus qu’on y échappe…). Et bien
sûr, parce qu’on a affaire à des professionnels, on aura droit à quelques
scènes d’action et à l’incontournable « twist » final. Allez hop,
aussitôt consommé, aussitôt chié (et oublié) et retour « à l’envoyeur »,
c’est-à-dire sur les « marketplaces »…



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